Beauty and the Beast of paradise lost
Volume 1

La jeune Belle déborde d’énergie et n’en fait qu’à sa tête. Ce jour-là, elle pénètre dans la forêt interdite et se fait rattraper par sa mère, qui lui fait des remontrances, lui rappelant que, selon les gens, des bêtes dangereuses rôdent dans ces bois. C’est alors qu’apparait une créature terrifiante, habillée en costume. Elle tient une femme dans ses bras, qu’elle décide de tuer pour capturer, à la place, la mère de Belle. 

Plus tard, les habitants retrouvent les corps défigurés des deux femmes. Ils racontent que, selon la légende, la bête vole les visages de ses victimes. 

Pour Belle, un long calvaire commence. Elle porte en elle la culpabilité de la mort de sa mère. Son père s’enfonce dans une terrible dépression. Il était déjà gêné par l’étrange couleur mauve des cheveux de sa fille, qui la faisait remarquer par tous. Mais, cette fois, il conclut que, si la bête a préféré la beauté de son épouse, c’est en raison de la laideur de Belle. Il décide donc qu’elle restera dorénavant recluse dans la maison pour le reste de sa vie.

Mais, un jour, la fillette devenue grande, décide de repartir dans la forêt pour comprendre ce qu’il s’est vraiment passé le jour du drame. 

Par legoffe, le 18 juin 2023

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Notre avis sur Beauty and the Beast of paradise lost #1 – Volume 1

Kaori Yuki livre, avec ce manga, une vision très personnelle de la légende de la Belle et de la Bête.   

On y retrouve donc une jeune femme qui pénètre dans une forêt qui dissimule, entre autre, un château occupé par une créature mystérieuse entourée de ses sujets. 

Mais, pour le reste, on est loin du conte (notamment dans sa forme la plus célèbre, celle de Disney) dont les origines sont très anciennes et qui a circulé de manière variée au gré des cultures et des transmissions orales.

Comme vous pouvez  l’imaginer, l’ambiance de la BD est assez sombre. L’héroïne fait face à la mort dès les premières pages puis grandit dans la culpabilité, sans amour, et dans la souffrance d’être cloîtrée. Quant à la créature qui tue sa mère, elle est un effrayant mélange de démon et de loup-garou. Ce monstre, précisons-le, n’a rien à voir avec le personnage qui vit relus dans son château et dont Belle va faire la connaissance lorsqu’elle va s’échapper de la maison familiale. 

La seconde partie du livre, justement, raconte la découverte par Belle du château. Elle va croiser des personnages très variés, dans une ambiance plus paisible, même si l’auteur n’oublie pas de rappeler les faits qui tourmentent les différents protagonistes de l’histoire. 

Les planches de Kaori Yuki révèlent une capacité à réaliser de jolis dessins, fins et précis. Dommage juste que ce talent soit exploité de manière irrégulière car un certain nombre de cases sont peu remplies, moins précises. Mais cela n’enlève rien à l’efficacité générale du manga.

Si cette BD conserve certains codes du shojo, elle trace néanmoins une voie assez originale, mêlant ainsi romance, fantastique et une certaine noirceur. 

Par Legoffe, le 18 juin 2023

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