Black River

Le monde est ravagé par on ne sait quelle catastrophe, dorénavant l’obscurantisme, la barbarie et la survie quotidienne sont les seules règles. Au milieu de ces paysages ravagés, une troupe de femmes se débrouille tant bien que mal avec ce qu’elles trouvent sur leur route. Elles apprennent qu’il y aurait une ville lointaine où l’ancien monde serait préservé, Gattenburg ! Bien plus parce qu’il faut bien un but que pour vraiment trouver cet endroit, elles décident de chercher cet Eden. Mais la route est longue, avec ce qu’il faut d’insupportables rencontres, de désolation et de désespoir…

Par fredgri, le 20 novembre 2019

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Notre avis sur Black River

Alors que la campagne Ulule des éditions Huber se terminait en juin dernier, trois albums de Josh Simmons ont enfin été traduits en France (Le Manoir, The mark of the bat (qui arrive en novembre) et ce Black River).
Nous découvrons alors un jeune auteur américain qui s’est fait remarquer sur la scène indés en étant nominé aux fameux Eisner Awards et en étant publié par Fantagraphics !
Ses univers sont sombres et désenchantés, une horreur de la vie, des recoins du quotidien ou Simmons installe progressivement une angoisse pesante et lourde !

Ainsi, nous suivons Seka et sa troupes de femmes qui errent dans un monde post apocalyptique livré à lui même, ou les rôdeurs font la loi, et ou la violence est la seule véritable règle qui régit tout ! Ces femmes survivent en s’occupant les unes des autres, en se serrant les coudes ! Mais ce monde est cruel, sans issue véritable, elles en payent le prix quotidiennement et quand elles croisent la route d’un groupe de motards, c’est la descente en enfer !

L’écriture de Simmons est aride, sans fioriture, extrêmement violente dans ce refus des concessions, de la complaisance. Cet univers est brutal et les héroïnes le comprennent complètement, elles en acceptent la réalité, au prix de leur vie…

Un récit qui surprend, qui ne laisse absolument pas indifférent, voir qui dérange profondément !

Très clairement adressé à un lectorat averti qui apprécie les regards d’auteurs, les vraies visions…

Par FredGri, le 20 novembre 2019

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