Cette histoire qui a fait Saint-Tropez

Avant d’être la Saint Trop’ du showbiz, la jolie cité de Saint-Tropez a d’abord été un village tourné vers la mer, doté de marins de renom dont certains ont écumé tous les océans du globe. Bien des personnages ont ainsi marqué l’Histoire de la ville, loin des clichés que nous connaissons.

Par legoffe, le 17 août 2012

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Notre avis sur Cette histoire qui a fait Saint-Tropez

Les Editions du Signe développent une collection dédié à plusieurs villes touristiques. Nous parlions de Chamonix voici quelques mois. Cette fois, nous partons pour la mer. Et, en chroniqueur consciencieux, doté d’un véritable esprit de sacrifice au nom des fidèles de Sceneario.com, j’ai choisi d’aller lire cette bande dessinée sur place, à Saint-Tropez. Quelle meilleure manière, en effet, de vérifier la qualité d’un livre dédié au patrimoine local ?

J’ai donc affronté les flots communément tempétueux de la baie de Saint-Trop’, ayant poussé le vice jusqu’à rejoindre l’ancienne cité corsaire depuis le joli port de Sainte-Maxime (quand je vous dis que je me suis sacrifié pour vous). Là est apparu la belle cité aimée des people et des riches armateurs. J’ai ainsi pu constater une transposition fidèle du paysage dans la bande dessinée. J’ai aussi croisé Karl Lagerfeld sur le port, comme dans la BD. Du coup, je me suis demandé s’il avait un contrat avec la ville et l’éditeur. Ils sont décidément trop fort au service marketing…

J’ai parcouru la ville, à l’instar du pépé et du jeune garçon qui nous guident dans la bande dessinée. L’occasion de découvrir de superbes paysages, mais aussi d’imaginer plus facilement le passé et la vie, alors difficile, des habitants de Saint-Tropez. Leur histoire est avant tout celle des marins, dont plusieurs de renom qui jalonneront la vie de la cité au fil des siècles. Le livre nous entraîne ainsi, souvent, très loin des côtes, parfois à l’autre bout du Monde.

L’auteur s’est attaché à insérer un maximum d’informations historiques. Ca a le mérite de l’exhaustivité. En revanche, cela pèse sur la fluidité de la narration, d’autant que les éléments s’enchaînent sans que leur intégration ne soit vraiment naturelle. Le livre sur Chamonix, de ce point de vue, est bien plus réussi. Dès lors, la lecture est assez laborieuse et j’ai manqué plus d’une fois de décrocher.

Le dessin est, lui, d’un style assez réaliste. Jean-Marie Cuzin a toutefois progressé depuis. Je compare encore, en effet, cet album avec celui de Chamonix, qu’il a aussi dessiné mais un an plus tard. On sent vraiment qu’entre les deux, le style s’est affiné, avec un plus grand souci du détail ; comme s’il y avait plus d’âme au fond des traits.

Voilà donc un album qui s’adresse aux inconditionnels de Saint-tropez, qui y trouveront un maximum d’informations sur l’histoire de leur ville préférée, mais qui risque de décourager les autres lecteurs en raison d’une narration lourde, qui manque de naturel.

Par Legoffe, le 17 août 2012

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