Cyborgs
Ronin

Dans une société post-apocalyptique qui se relève à peine des violentes guerres des silos qui lui ont malgré tout donné l’occasion de se reconstruire, la jeune Yuko nait sans bras, rejetée par ses propres parents et élevée par son oncle Akira Matsumoto. Et même si elle possède depuis son adolescence des bras cybernétiques, elle a pris l’habitude de subir le mépris des autres.
Lorsqu’un jour, le gouvernement Tudor s’engage pour de bon vers la dictature en durcissant ses lois qui rejettent les minorités, Akira, qui est l’instructeur des forces de l’ordre employées par la présidence, décide de démissionner, entraînant sa nièce avec lui. Mais il faut fuir, car désormais ils sont considérés comme des parias avec un contrat sur la tête…

Par fredgri, le 4 avril 2025

Notre avis sur Cyborgs #1 – Ronin

Cette série, prévue en 5 volumes qui forment une histoire autour de 4 cyborgs, avec un dernier tome conclusif, nous entraîne donc vers un univers cyberpunk plein d’action, dans les traces de jeunes héroïnes rejetées par une société qui n’accepte pas la différence.

On commence ainsi avec Yuko, née sans bras et obligée de pallier son handicap par des exercices répétés auprès de son oncle instructeur pour des forces d’intervention d’élite. On se rend bien compte que le schéma se dessine assez précisément pour une jeune femme qui va devoir se battre pour se faire une place.

Le scénario d’Istin est un modèle d’efficacité. Le rythme est là, la montée en tension aussi, on est captivé par ce récit dès les premières pages, bien que tout soit progressivement très téléphoné. Aucune réelle surprise sur les enjeux, sur le déroulé et sur l’évolution de Yuko qui va exactement là où on l’attend, dans ce premier volume. Toutefois, on sent bien que si l’originalité n’est pas forcément de mise, le savoir-faire du scénariste, la profondeur des psychologies et les ambiances fonctionnent parfaitement. On s’attache réellement à l’héroïne, à l’affection que lui témoigne son oncle et à cette revanche sur la vie qui l’attend au fil de l’album.

Graphiquement, c’est là aussi très bien maîtrisé, complètement dans le ton de l’histoire. Les décors et les différents designs sont assurés par Dim. D qui arrive à rendre tout ça un peu plus personnel, plus organique presque, et les scènes d’action pure, comme les courses-poursuites, par exemple, nous emportent immédiatement.

Une série qui démarre en trombe et qui donne très envie de découvrir la suite des évènements.

Par FredGri, le 04 avril 2025

Publicité