DALIDA Face B

Née le 17 janvier 1933 au Caire, en Égypte, Yolanda a grandi et est devenue une belle jeune femme. Après un premier concours de beauté à l’issue duquel elle conquiert la place de dauphine, elle remporte quelque temps plus tard le titre de Miss Égypte ! Des propositions pour tourner dans des films s’ensuivent et Yolanda, dont le nom de scène Dalila deviendra Dalida, voit ses premiers succès l’emmener jusqu’à Paris où c’est à sa voix que s’intéresseront différents agents qui l’accompagneront ; voire qui partageront sa vie.

Yolanda a perdu son père quand elle était jeune. Star, elle a ensuite pleuré plusieurs de ses amants ; qui, il se trouve, se sont tous donné la mort. Fortement marquée par ces traumatismes, sujette à de régulières dépressions et malgré le succès qu’elle aura bâti, Dalida mettra fin à ses jours le 3 mai 1987.

Elle laissera le souvenir d’une artiste que seuls la scène et le public réussissaient à arracher à ses démons. Avec plus de 700 titres chantés solo ou en duo, dans plusieurs langues, elle marquera durablement la chanson française en faisant danser plusieurs générations au son des tubes qui ont fait sa renommée.

Par sylvestre, le 7 décembre 2023

Notre avis sur DALIDA Face B

En cette fin d’année 2023, les éditions Marabulles proposent cette biographie de Dalida en bandes dessinées. Dalida, c’est un mythe. C’est une star incontestable au regard de son parcours et du succès qu’elle a rencontré dans le mannequinat, dans le cinéma ou dans la chanson, mais c’est une star aussi qui souvent aura souffert des moqueries. Sa « coquetterie dans l’œil », la taille de son visage, son accent peut-être, les titres prêtant à sourire de certaines de ses chansons, et la connerie des gens aussi, tout cela complété par les pressions du showbiz et par la concurrence d’autres chanteuses et chanteurs : voilà qui n’étalait pas le tapis le plus rassurant devant Yolanda Gigliotti qui, par ailleurs, fut toute sa vie régulièrement touchée par de rudes coups du sort dont elle a toujours eu peine à se remettre. Jusqu’à ce qu’elle n’en puisse vraiment plus et décide un jour d’en finir.

Cette bande dessinée a comme sous-titre Face B. Ce terme, relatif aux disques vinyle 45 tours sur lesquels la Face A accueillait généralement le « tube » quand de l’autre côté étaient gravées des chansons de moindre impact ou plus confidentielles, laisse penser au lecteur que cette biographie qu’il va lire peut lui apprendre des tas de choses qu’il ne savait pas. On constatera que ce n’est pas exactement le cas en cela que rien n’a vraiment été exhumé d’archives secrètes ou de journaux intimes jusque-là inexploités. Ou que les titres auxquels il est fait référence sont les plus connus qu’a chantés Dalida. Cela dit, c’est toujours pareil lorsqu’il s’agit de biographies : tout est fonction du taux de connaissance plus ou moins grand du fan/lecteur, n’est-ce pas ?

Ce qui n’empêche en rien cette bande dessinée d’être le résultat d’un manifeste travail de recherche et de compilation ! Si on ne s’en rend pas forcément compte au fil de la lecture, on en prendra mieux conscience par exemple lorsqu’on découvrira, en fin d’ouvrage, la liste référençant les robes qu’a portées Dalida dans les moments les plus en vue de sa carrière et qui sont relatés ici : en revenant sur les planches concernées, on ne pourra que constater ce souci du détail et de véracité qui a animé les autrices. Que les auteurs ne fassent pas les choses à la petite semaine, surtout lorsqu’il s’agit de sujets sur lesquels de nombreuses personnes pourraient avoir à dire, c’est ce qu’on attend de tels exercices d’écriture et d’hommage.

Cette bande dessinée (là encore : comme toute biographie de célébrité) est un must collector pour les fans autant qu’une intéressante porte d’entrée pour les autres vers un univers qu’ils ne connaissaient jusque-là pas bien ou pas du tout.

Par Sylvestre, le 7 décembre 2023

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