GRANDES BATAILLES NAVALES (LES), tome 18
Falkland - La guerre des Malouines

1981. La junte militaire au pouvoir en Argentine est confrontée au mécontentement de la population, victime de la dictature et d’une lourde crise économique. Les généraux au pouvoir voient alors les îles Falkland comme un enjeu de propagande. Il font de la récupération de ces îles, sous domination anglaise, une cause nationale.
Le 2 avril 1982, les troupes argentines débarquent dans l’archipel…

Par legoffe, le 11 juillet 2022

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Notre avis sur GRANDES BATAILLES NAVALES (LES) #18 – Falkland – La guerre des Malouines

Grand amateur de cette série historique pilotée par le grand Jean-Yves Delitte, j’attendais avec impatience ce nouvel opus dédié à la Guerre des Malouines. Il s’agit, en effet, du conflit le plus récent traité jusque-là dans la collection.

Cette histoire va, en effet, parler à la plupart des lecteurs de plus de 50 ans, contemporains des événements. La BD va les replonger dans cette courte guerre (qui se termina en juin 1982). Pour les plus jeunes, cela va être l’occasion de découvrir l’existence de cette terre du bout du Monde qui est retombée dans l’oubli depuis, même si elle est toujours au coeur de tensions diplomatiques.

Jean-Yves Delitte, qui – cette fois – s’est consacré uniquement au scénario, débute le récit après le début de l’occupation argentine dans l’archipel. Plus précisément, les premières cases correspondent au moment où la flotte anglaise arrive aux Falkland pour tenter de déloger l’ennemi.
Les scènes de combats s’enchaînent alors, spectaculaires grâce au trait réaliste et précis de Marco Bianchini, assisté de Francesco Mercoldi. Si l’on voit de nombreux navires, les vedettes sont finalement les avions de chasse, qui jouent un rôle déterminant dans cette guerre.

Le travail graphique est vraiment réussi. Réaliste, oui, mais avec une certaine âme, loin de certaines BD au style aseptisé par trop de numérisation.

Quant au scénario, il permet de suivre le déroulé des opérations. Et, comme toujours, Delitte met en avant quelques soldats qui partagent leurs états d’âme ou leurs motivations, afin d’avoir une vision du conflit au plus près du terrain.
Pour autant, j’ai connu l’auteur plus inspiré. Le scénario manque parfois un peu de lien et d’explications. La mise en perspective du contexte est moins développée qu’à l’accoutumée.

L’album n’en a pas moins le mérite de nous replonger dans un conflit dont nombre de personnes conservent des souvenirs en eux, sans forcément en avoir gardé des détails. Et tout cela en profitant de l’excellent travail de Marco Bianchini, qui vaut le détour.

Par Legoffe, le 11 juillet 2022

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