ÎLE ENTRE DEUX MONDES (L')
Volume 1

Tatsumi débarque sur l’île de son enfance, Aoshima, qu’il a quittée à l’âge de 4 ans sans jamais y revenir. Le destin l’envoie là-bas comme professeur dans l’école de l’île.

En arrivant, il ne cesse d’éprouver des sensations étranges. La nature lui semble différente ici et il voit des choses que d’autres semblent ignorer.
Et puis il y a ce pendentif, que sa mère lui a demandé de porter depuis tout petit en lui expliquant que c’était un porte-bonheur. Elle ajoutait qu’ils retourneraient un jour sur l’île pour le rendre « là où nait le bruit de Isakata ». Ces mots l’ont toujours intrigué et, maintenant qu’il est revenu, il ne comprend toujours pas le sens de ces paroles.

Par legoffe, le 17 mai 2021

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Notre avis sur ÎLE ENTRE DEUX MONDES (L’) #1 – Volume 1

Asuka Ishii est d’abord une artiste peintre issue d’écoles prestigieuses et finaliste du 18e Grand Prix d’art contemporain du Musée Okamoto. Elle ne s’est lancée dans les mangas que tardivement, à l’âge de 30 ans. Son talent a vite impressionné. Elle a remporté le prix Shiki du magazine Afternoon en 2015 avec son histoire Ametsuchi no uta avant de se lancer dans le présent livre L’île entre deux mondes.

Son inspiration et son talent la pousse ainsi vers des récits teintés d’onirisme. Pour autant, nous sommes plongés dans une histoire parfaitement construite, au coeur d’un quotidien en apparence presque normal. Et c’est toute la force de l’auteure, qui fait apparaitre des phénomènes étranges aux yeux de certaines personnes, comme si elles pouvaient déceler toute la magie de la nature qui nous entoure et que d’autres ne voient plus.

Alors, qu’en est-il vraiment des expériences de Tatsumi. Visions, ressenti ? Qu’importe. L’essentiel est que Asuka Ishii parvient à transmettre au lecteur des sensations étonnantes et que la beauté des images vient alimenter la beauté du récit. Elle fait, à sa manière, le lien entre la réalité et l’interprétation que l’homme a parfois pu avoir de l’observation de la nature, donnant naissance aux légendes. A moins que ce ne soit l’inverse ?

Et puis, au delà de ces phénomènes intrigants, elle a créé des personnages plutôt attachants.

Voilà donc un manga poétique, prévu en deux tomes, qui n’est pas sans nous rappeler l’atmosphère de Mushishi ou de l’Ile errante. Le tout est imprimé de manière très qualitative par Pika, respectant ainsi parfaitement le travail de l’auteur.

Par Legoffe, le 17 mai 2021

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