La Faim des Ours Nains

Il était une fois sept ours nains qui, après un séjour chez Petit Poucet (où ils s’étaient ennuyés à mourir), s’en retournèrent en forêt construire leur maison pour passer l’hiver. Ils la firent en bois, sans écouter les conseils d’un cochon qui préconisait plutôt la brique. Mais les ours nains n’avaient pas les moyens de s’acheter de la brique. Ils n’avaient pas travaillé depuis longtemps et étaient sans le sou. Le seul bien dont ils disposaient était une vache empruntée à Poucet. Leur unique nourriture était donc le lait et ils n’en pouvaient plus !

Un jour, l’un deux eut l’idée de vendre la vache au marché afin d’acheter plutôt du pain d’épice. Mais, l’ours chargé de la mission rencontra en cours de route un vieillard qui lui proposa une bien meilleure offre (selon lui) : échanger la vache contre un haricot magique. L’ours n’osa refuser. A son retour, chacun réalisa combien l’hiver allait être rude sans plus rien à manger. Avec la neige arriva donc la famine.
 

Par legoffe, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur La Faim des Ours Nains

Emile Bravo réalise de petits bijoux pour les enfants. La série des Ours Nains, déjà riche de trois titres (traités sous forme de one-shot), est un clin d’œil aux contes de notre enfance. Nous y croisons des classiques comme les Trois petits cochons, le Chat Botté (ici, Chat aux bottes fourrées), Jack et le haricot magique ou encore le Petit Chaperon Rouge et Hänsel et Gretel. Tous sont revisités durant ces 26 pages, tout de même trop courtes tant c’est adorable… et un brin caustique !

L’auteur se veut, en effet, un peu moqueur avec ses héros. Les ours sont un brin paresseux, gourmands. Et Hänsel et Gretel sont affublés d’une tenue qui rappellera les jeunesses d’une Allemagne heureusement révolue.

L’humour est donc omniprésent et il touchera autant les enfants que les adultes. Pour ne rien gâcher, les dessins sont vraiment mignons et ils constituent pour moi une référence dans l’univers des livres pour enfants. Voilà donc une petite gourmandise à s’offrir avec les enfants (et même tout seul !), une lecture délicieuse comme un pain d’épice !
 

Par Legoffe, le 15 juin 2009

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