Le miroir de l'amour

Ecrit à la fin des années 80 en protestation contre la fameuse clause 28, que le gouvernement anglais avait fait passer en 86 contre l’homosexualité, Moore a voulu rendre hommage à cette histoire, à ces hommes ou femmes qui durent, toute leur vie, subir le regard des autres, parfois persécutés, parfois ignorés mais toujours marginalisés, voir même souvent diabolisés, ils se sont contentés de suivre l’histoire. Moore et Villarubia rendent ainsi à la mémoire de ces Hommes une histoire, une culture qu’ils méritent…

Par fredgri, le 1 janvier 2001

Publicité

Notre avis sur Le miroir de l’amour

Alors, on est longuement introduit à l’art de Moore, préambule, introduction, annexes, tout est là pour bien insister sur le génie du monsieur. Et si auteur de génie il y a Moore fait certainement partie du peloton de tête. Seulement voilà, à trop vouloir insister sur cette fibre géniale les différents auteurs de cet ouvrage nous laisse tout de même pas mal sur notre faim. Carcar ce long poème alterne passage très doux, amoureux et références effleurées qui ne font qu’appuyer sur telle ou telle personnalité ou fait qui servent davantage à refléter la place de l’homosexualité dans notre histoire et qui noie un peu le poisson en fin de compte. Heureusement on a aussi droit à de très jolis passages ou Moore nous offre délicieusement quelques fibres poétiques magnifiquement tournées. Mais j’aurais tendance à me dire que le propos est moins celui d’une histoire de la passion que celui d’une histoire injuste tout simplement. Alors, certes c’est magnifiquement tourné globalement, les photos de Villarubia sont sublimes, mais je n’ai pas ressenti cette fibre qui a pu faire trembler toute cette critique !

Il n’empêche que c’est un ouvrage qui fait réellement prendre conscience de ce qu’est cette histoire, de ce qu’ont pu subir encore et encore ces hommes et ces femmes.

Indispensable.

Par FredGri, le 11 février 2008

Publicité