MARIE DES DRAGONS
Amaury

Grâce au parchemin remis par Georges d’Aiscelin, Marie, épaulée par sa sœur Armance et Willian son compagnon d’armes, peut espérer négocier la liberté de son frère Amaury. Mais la transaction doit se faire moyennant espèces sonnantes et trébuchantes qu’elle compte glaner lors du grand tournoi organisé en l’honneur du roi d’Angleterre Edouard III où elle est l’une des attractions principales. Toutefois, si l’heure peut être aux réjouissances, il n’en demeure pas moins que non loin de là, la guerre gronde entre l’Angleterre et la France. Aussi afin de faire pencher la balance en faveur de son royaume, le souverain a fait appel au ténébreux D’Herbeval et à son savoir-faire occulte au grand dam de l’Ordre de Cluny et de son représentant le chevalier Jean de Clermont. Des forces démoniaques sont irrémédiablement appelées à se déclarer contre lesquelles Marie des dragons aura son mot à dire.

 

Par phibes, le 14 novembre 2010

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Notre avis sur MARIE DES DRAGONS #3 – Amaury

La belle mercenaire Marie des dragons refait parler d’elle dans la suite de ses aventures au cours desquelles la quête de ses frères et sœurs détient une place prépondérante. Flanquée de William, son vigoureux compagnon et d’Armance, sa sœur aînée, elle poursuit sa destinée sur le territoire menacé de la Couronne d’Angleterre à la recherche de son frère Amaury.

La suite des péripéties est une fois de plus à la hauteur de nos espérances tant les pérégrinations de la jeune guerrière sont mouvementées. Transformée en une sorte de saltimbanque à l’occasion d’un tournoi, cette dernière, sensibilisée à la sorcellerie, va se retrouver face à un adversaire de taille, en la personne du sorcier récurrent de la série à savoir D’Herbeval. Par ce dernier, le lien est établi avec Marie, bien sûr, mais aussi avec le prêtre-chevalier Jean de Clermont dont la dévotion pour son Dieu lui donnera l’occasion de se distinguer (d’une certaine manière).

Le duo Ange est habile dans la façon de gérer le monde de Marie des dragons, véritable univers parallèle à celui que nous connaissons. L’Histoire diffère subtilement (ici la France du 14ème est un empire omnipuissant et écrase de son aura guerrière l’Angleterre) et se voit agrémentée d’un fantastique oppressant qui octroie à son récit une force d’attraction irrésistible.

Il va de soi que le graphisme de Thierry Démarez, contrasté dans sa douceur et sa violence d’exécution, se veut un complément indispensable au travail des scénaristes. L’ambiance historique que ce dessinateur talentueux génère est vraiment plaisante au travers des décors ancestraux qu’il a su retracer avec assurance et donne envie de suivre les tribulations de ses personnages hauts en couleurs. L’authenticité de son trait est un réel atout pour retranscrire au mieux les ambiances moyenâgeuses, les combats violents, les visions ténébreuses…

Un très bon épisode qui confère à la série un intérêt constant.

 

Par Phibes, le 14 novembre 2010

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