PANDAMONIA
L'aube d'un nouveau monde

En ce 24ème siècle, l’espèce humaine n’est plus en capacité de procréer. Aussi, pour tenter de remédier à ce problème, l’homme s’est vu inséminer des gènes animaux. Malheureusement, si la frénésie sexuelle revient, une dégénérescence bestiale instillée sournoisement par les plus hautes instances de l’Erosgen atteint tous ceux qui ont subi l’expérience. Aujourd’hui, plus que jamais, la situation reste explosive face à une menace qui a atteint les portes de Cadix, la citée européenne de la chrétienté, et qui draine un déferlement de mutants malades, les Bests. Aussi, il devient des plus urgents que Vanessa, la fille-panda, porteuse de l’unique remède à ces maux, puisse être capturée. Mais nombreux sont ceux qui s’intéressent à son cas. Où est-elle ? Ne l’aurait-on pas aperçu très récemment dans le ghetto de Cadix au sein duquel elle a un rendez-vous, celui avec sa propre destinée ?

 

Par phibes, le 24 février 2012

Notre avis sur PANDAMONIA #2 – L’aube d’un nouveau monde

Force est de constater que le trio italien Ecuba, Lauria et Cucca a bien ciblé son monde, un monde paranoïaque battu par la luxure, un monde chaotique que n’hésitent pas à se disputer des instances radicales et intéressées telles l’organisation papale et la multinationale Erosgen. Au milieu de cet antagonisme, le genre humain se voit transformé en animal de laboratoire promis à brève échéance à une déliquescence certaine. Un seul espoir subsiste en un gène unique porté par une personnalité unique, la fille-panda Vanessa.

Tout en faisant, au démarrage, le point contextuel via le prêche surprenant du pape, ce deuxième épisode relance la course-poursuite dont fait l’objet Vanessa qui a décidé de revenir au pays. De même, il vient lui apporter des réponses liées à sa personne, ses proches et son implication dans le désordre ambiant. Conformément au premier opus, si l’action prend une part active, les auteurs ont décidé de camper fortement dans leur univers décadent en faisant s’entrecroiser des personnages humanoïdes peu ragoûtants. Leur récit qui démontre pourtant une base scénaristique assez consistante pour ne pas dire complexe est surtout l’occasion de se lover dans une atmosphère touffue opposant gens d’église sectaires à scientifiques manipulateurs et ambitieux, qui a du mal à convaincre réellement. Surtout que cette opposition se fait sur la base de propos et d’actions enrobées d’érotisme gratuit. Entre la légèreté de Vanessa, en nonne défroquée, les appétits outranciers de Lempishka et le tournage de scènes pornos, le monde du 24ème siècle fait plutôt trembler.

Graphiquement, on peut reconnaître que Cucca possède un certain potentiel et œuvre dans un domaine animalier qui puise une grande inspiration dans Blacksad. Son travail se veut être mis à l’honneur en ce mois janvier puisqu’il sort également en parallèle le 3ème opus du Maître des Ogres. Evidemment, le dessinateur, sous l’impulsion des scénaristes, sait harmoniser les courbes de telle manière que ses mutantes soient représentées en bimbos généreusement poitrinaires, ce qu’il fait avec un certain délice. Le découpage est assurément empreint de modernité et donne une vision plutôt animée de l’univers "panadamoniaque".

Un épisode qui ne cache pas ses intentions érotiques et qui fait avancer progressivement les vicissitudes de son héroïne, Vanessa.

 

Par Phibes, le 24 février 2012

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