LES PIEDS NICKELES
Ministres

Après avoir glané quelques subsides en porteurs de parapluies et gagné à une tombola un camping-car, les Pieds Nickelés descendent sur la Côte d’Azur. Leurs pérégrinations les amènent à la Principauté de Moncoco où ils se transforment d’abord en trafiquants d’alcool et de tabac, puis en guérisseurs nouvelle génération pour accéder in fine au côté même du prince Zigomar IV en tant que ministres. On ne peut que craindre le pire !

Par phibes, le 1 janvier 2001

Notre avis sur PIEDS NICKELES (LES) #56 – Ministres

Tel un nuage de sauterelles, les Pieds Nickelés font des ravages au sein de la Principauté de Moncoco au point de lui assécher ses grosses ressources pécuniaires. Lortac s’attaque au paradis fiscal et active la fibre dépensière de ses affreux jojos qui, en cet épisode, démontrent ardemment leurs aptitudes à réduire à néant, à grosses brassées, les ressources de tout un territoire économiquement viable.

Le manque de scrupules de la triplette est à l’honneur contrairement au tome précédent et apporte ce petit plus qui nous permet de se gausser de la naïveté incarnée en la personne du prince Zigomar IV. Fidèle à son style "touffu", Lortac aligne péripéties sur péripéties pour finalement réaliser un ouvrage sympathique débordant de punch. Le côté moralisateur est toujours présent et permet aux auteurs de garder la tête haute en faisant perdre aux détrousseurs de coffres-forts tout ce qu’ils ont pu amasser illégalement.

Le dessin de Pellos s’apprécie énormément grâce à sa fraîcheur permanente (bien qu’âgé de plus de 40 ans). Grâce à son trait vif et caricatural, il étale sur quarante six planches son talent à restituer avec peu de fioritures une aventure endiablée, pleine de ressources dans laquelle ses joyeux drilles s’en donnent en cœur joie.

S’il devait exister un ministère de la roublardise au sein des gouvernements, sans nul doute, les Pieds Nickelés auraient leurs places assurées. En revanche, s’il est une charge gouvernementale à laquelle il leur interdit de professer, c’est bien celle des finances.

Par Phibes, le 10 août 2008

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