Sangdragon

Alors qu’elle vient d’assister à la mort de son père, le roi Arthmel, la jeune princesse Hélia est aussitôt emprisonnée par son frère qui l’accuse d’avoir empoisonné le souverain. Grace à un de ses amis, elle réussit à s’échapper, bien décidée à trouver le véritable coupable. Elle est alors aidée par le petit peuple des Khtolls qui la guide vers la vallée de dragons…

Par fredgri, le 20 février 2024

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Notre avis sur Sangdragon

Après l’arrêt de la série Les Psy, Bédu s’est consacré à ce nouvel album qui lui permet de renouer avec la Fantasy, comme au temps d’Hugo. On retrouve d’ailleurs les éléments propre au genre, comme les chevaliers, la magie, des créatures fantastiques, des peuples mystérieux et bien évidemment une princesse guerrière pour sauver le royaume.
Bédu s’éloigne assez peu de ces codes, optant pour une approche relativement classique, voire même très conventionnelle. On est loin des petites trouvailles scénaristiques et du charme ambiant de Hugo, et même s’il mène assez bien sa barque, il reste des facilités narratives qui font bizarre, comme le retour en grâce immédiat et naturel de Hélia, le retournement soudain du véritable coupable et quelques autres passages réglés à la va vite.

On sent bien l’envie de retrouver la grande Aventure, de sortir des scénettes pleines d’humour qui sont son quotidien depuis qu’il a rejoint Spirou, après son départ de Tintin, mais on a le sentiment que son style s’est sévèrement ankylosé dans la foulée, donnant cet album qui, s’il reste malgré tout une agréable lecture, n’en demeure pas moins en deça de ce que Bédu a pu à un moment proposer, surtout sur le plan de l’écriture.
Graphiquement, le constat est aussi évident, bien que moins marqué tout de même, mais les visages, les expressions, le temps est lui aussi passé par là. Un peu comme les décors assez vides, qui manquent de vie…

Toutefois, Bédu revient aussi à une formule plus « vieille école » de la Fantasy, moins sensationnaliste et ça je trouve que c’est assez « réconfortant » dans l’intention. Il se fait plaisir à retrouver ses anciennes marques, avec des personnages qui pourraient presque être les cousins de Hugo et Prune, il y a une volonté de renouer avec cette magie des séries jeunesse des années 70/80.

Peut-être pas le retour glorieux espéré, mais un album qui se laisse lire sans soucis.

Par FredGri, le 13 février 2024

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