SERGENT KIRK
Cinquième époque

Sur une route non loin du ranch, Maha, le tchatooga, regarde passer un convoi de pionniers qui fait route vers l’ouest. Il s’en va prévenir Kirk, Corto et le docteur. Les quatre compagnons saluent tout de même le courage de ces gens qui ont tout abandonné pour tenter de trouver une nouvelle vie. Au loin, Maha repère des signaux de fumée. Il est tout de même inquiet. Les Pawnees pourraient reprendre le sentier de la guerre et s’en prendre aux pionniers. Mais Kirk lui rappelle que les Pawnees ont signé le traité de paix. Malheureusement, pour une fois, Kirk se trompe. Le lendemain, Jess Brown, chef du convoi, et quelques hommes viennent les voir. Les indiens leur ont volé des chevaux et ils ont besoin d’en acheter pour continuer la route. Malgré un accrochage avec deux des frères Hammer, qui font parti du convoi, Kirk accepte de leur fournir des chevaux.
L’ancien sergent se rend compte que les Pawnees ne sont pas les seuls avoir déterré la hache de guerre. D’autres tribus sont là aussi. Kirk et ses amis décident de rejoindre Fort Gibson pour prévenir l’armée des agissements des indiens…

 

Par berthold, le 21 décembre 2013

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Notre avis sur SERGENT KIRK #5 – Cinquième époque

Le voilà enfin, l’ultime tome de la saga Sergent Kirk édité par Futuropolis. Un dernier volume qui nous propose douze récits des aventures du sergent Kirk et de ses amis, Corto, Maha et le docteur Forbes :

– Chemin de sang, première et deuxième partie
– Forbes, le Chaman
– L’argent du Navajo
– Une étrange folie
– Une aventure du jeune Corto
– L’enfant enlevée
– Renard Noir
– La haine du Corazon Sutto
– Voleurs de chevaux
– le plus loyal.

Avec ces histoires, Hugo Pratt et Oesterheld nous racontent de bonnes histoires d’aventures, du très bon western où on croise indiens, cow-boys, bandits, shérifs, marshalls, tuniques bleues… En fait, tout ce qui fait les bons ingrédients du western.
Les histoires, certes, ont plus de cinquante ans, mais cela n’a pas vieilli et elles restent toujours aussi plaisantes. Du divertissement de grande qualité. Comme vous le savez déjà, dans cette série, les amérindiens ne sombrent pas dans la caricature. Ici, ils sont traités comme des égaux avec les hommes blancs. Et comme on peut le constater aussi, chez les "gens civilisés", il y a aussi de beaux salauds. Tenez, par exemple, si l’on prend les deux premières histoires, nous voyons que si les pawnees sont sur le sentier de la guerre, ce n’est pas vraiment eux les méchants puisqu’au sein même des pionniers, puis après des défenseurs, il y a les frères Hammer, qui jouent le rôle de "bad guy", n’hésitant pas à tirer sur un officier de l’US Cavalry. Il y a aussi cette histoire avec l’officier qui conduit son régiment vers la mort. On sent l’obstination chez cet homme. C’est là qu’on voit le talent de ces deux scénaristes.

Et puis, il y a le trait toujours aussi efficace d’Hugo Pratt. Là aussi, nous sentons l’évolution de son travail, l’influence de Milton Caniff au début, pour arriver à cette liberté du dessin qui va nous mener jusqu’à Corto Maltese. Le noir et blanc prend toute sa dimension. La mise en scène est toujours aussi efficace.

Sergent Kirk est une référence du neuvième art. C’est un monument de la bande dessinée qui s’est trouvé une belle réédition grâce à l’initiative des éditions Futuropolis. Une oeuvre en cinq volumes à posséder de toute urgences dans toutes bonnes bibliothèques.

Par BERTHOLD, le 21 décembre 2013

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