Sisyphe & Asclépios

Apollon s’est épris de Coronis et entretient un amour qui lui ferait presque oublier ses prérogatives divines. Mais la jeune femme aime Ischys, un mortel comme elle, qu’elle voit en catimini. Malheureusement pour eux, Apollon a vent de leur liaison et se venge en les tuant tous les deux. Au moment où Coronis commence à se consumer sur le bûcher, Apollon découvre qu’elle est enceinte. Il sauve le bébé et le confie pour son éducation à Chiron le centaure. Asclépios grandit sous la gouverne de celui-ci et démontre vite ses grandes aptitudes à pratiquer la médecine.

Pour avoir découvert que le roi Sisyphe l’avait trahi lorsqu’il avait enlevé Egine, la fille du dieu fleuve Asopos, Zeus a missionné Thanatos pour punir le traitre et l’entraîner aux enfers. Mais ce dernier parvient à déjouer l’injonction du Dieu de la Mort et à le séquestrer. A partir de cet instant, les hommes ne parviennent plus à mourir et cette situation menace l’équilibre de l’univers. Zeus envoie alors Arès châtier Sisyphe. Mais ce dernier a encore un tour dans son sac.

Par phibes, le 24 septembre 2021

Publicité

Notre avis sur Sisyphe & Asclépios

Regroupant pour la deuxième fois Clotilde Bruneau et Gianerico Bonacorsi (après Dionysos) sous la direction de Didier Poli, cet album vient étoffer la grande collection concoctée chez Glénat par le philosophe et ancien ministre de l’Education Nationale Luc Ferry dédiée à la Mythologie grecque sous l’intitulé La sagesse des mythes.

Cet opus qui se veut illustrer l’ouvrage éponyme paru initialement en 2016 est l’occasion de traiter de deux mythes grecs assez connus se rapportant à deux mortels (Sisyphe et Asclépios) qui ont cherché à déjouer la mort et provoqué ainsi le courroux des dieux. Ces deux récits qui, bien évidemment, nous plongent dans cet univers fabuleux au sein duquel Dieux et mortels se côtoient ont donc le privilège de nous éclairer sur l’arrogance (l’hybris) de ces deux personnages à braver les dieux, l’un par altruisme, l’autre par manipulation égoïste et même à menacer l’équilibre universel.

De différentes longueurs (Sisyphe se décline sur près de 28 planches tandis qu’Asclépios se livre sur 19) et dans des effets scénaristiques plutôt conventionnels, les deux épopées relatent très agréablement pour ne pas dire didactiquement, la destinée de ces deux personnages manipulateurs qui ont osé faire face aux divinités de l’Olympe et bien entendu la peine infligée par ces dernières. Le drame qui en découle est bien restitué via la redoutable férocité divine et soulève bien des émotions eu égard à la sentence rendue.

Cette adaptation illustrée passe par les mains expertes de Gianerico Bonacorsi qui, pour une deuxième fois, nous offre un travail bien cohérent. Son trait se veut soigné, plutôt rigoureux, mettant habilement en évidence un découpage averti et une belle recherche artistique sur les décors et les personnages, le tout sous une colorisation chaleureuse signée Ruby.

Deux nouveaux écrits de la mythologie grecque bien captivants qui ravira les nombreux adeptes de la grande collection La sagesse des Mythes.

Par Phibes, le 24 septembre 2021

Publicité