STELLA
Tomes 1 et 2

Stella vit dans un quartier populaire, très chaud. Elle aime "partir en chasse" et accumuler le maximum d’expériences nocturnes avec tous les hommes qui lui passent sous la main.
Un jour, malgré tout, elle tombe sur Alban de Montigny, un célèbre châtelain amateur de soirées sadomasochistes, qu’elle accepte d’épouser. Elle va ainsi hériter plus tard d’un considérable domaine et de domestiques dévoués, lui permettant alors d’organiser ses propres soirées de débauches…

Par fredgri, le 15 décembre 2016

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Notre avis sur STELLA #1 – Tomes 1 et 2

Voilà le retour de Stella, l’héroïne sulfureuse que Foxer créa à la fin des années 80. Elle reprend chez Dynamite à l’occasion de ce volume qui reprend les deux premiers albums.
Cet oiseau de nuit, nymphomane invétérée, qui glisse d’une orgie à l’autre, qui saute sur le moindre mâle qui se présente, quitte même à se satisfaire du pauvre bougre croisé dans les bars douteux de son quartier.

Ici il n’est nullement question de scénarios subtiles, ni même de tergiversations inutiles, on entre dans le vif du sujet dès les premières pages. Cette Stella est une femme décidée, qui sait ce qu’elle veut et qui n’y va pas par quatre chemins pour l’obtenir ! Un peu comme l’auteur, qui ne prend pas de pincette, ni dans ses scénettes vaguement prétexte, ni dans ses dialogues particulièrement fleuris. C’est du cul et ça n’ambitionne pas d’être autre chose.

Toutefois, il y a un net changement d’atmosphère entre les deux volumes. Le premier se contente d’accumuler des scènes particulièrement explicites, mais relativement conventionnelles. C’est du sexe très démonstratif, servi par un dessin très soigné, même si quelque peu désuet. Tandis que le deuxième volume penche très nettement vers des délire sadomaso, avec domination et humiliations diverses. On retrouve la même envie d’accumuler les scènes de cul, mais cette fois c’est légèrement plus perverti par des enjeux de domination. La classe dominante se plaisant à soumettre les serviteurs au grès de leurs plaisirs débridés !

L’héroïne de Foxer évolue dans un univers sombre, teinté d’esthétisme glauque et daté, elle n’a qu’une envie, multiplier les expériences, hétéro comme homosexuelles, en restant maîtresse des évènements, en gardant le pouvoir.

Un album qui se dévore agréablement, même si ça peut devenir lassant à la longue !
En tout cas une intéressante nouveauté !

Par FredGri, le 15 décembre 2016

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