Terreur sur le CAC 40

Le yacht de Bernard Arnault s’échoue au large de la Grèce et les milliardaires en galère se voient rançonner par un commerçant local ; Arnaud Lagardère et ses frasques se fait mal voir du Groupe Bilderberg ; la gouvernement français évince Serge Dassault pour mieux vendre les Rafales ; Vincent Bolloré se sert de sa main-mise sur Canal+ pour redorer son image…

Par geoffrey, le 12 mai 2017

Publicité

Notre avis sur Terreur sur le CAC 40

A travers une douzaine d’histoires, Isa nous emmène dans les pas des patrons du CAC40 avec, à leur tête et comme fil rouge dans cet album, une Laurence Parisot déprimée, ridiculisée par sa mère, qui se bat pour défendre leur honneur. Malgré eux et leurs bourdes.

A chaque histoire de 4 planches, Bernard Arnault (LVMH…), François-Henri Pinault (Printemps-Pinault-Redoute, Kering…), Le Baron Ernest Antoine Seillière, Serge Dassault, la dynastie Mulliez (Auchan…), Pierre Gattaz, Vincent Bolloré (Canal+), Arnaud Lagardère (Hachette, Relais, Europe1…) et autres consorts en prennent pour leur grade. De même que les coachs, communicants et autres journalistes, tels Jacques Séguéla, Maude Fontenoy, Claude Allègre, Christophe Barbier (L’Express), Dominique Seux (France Inter).

On sent un côté « défouloir », un humour jubilatoire chez Isa. Elle ne croque pas les riches de notre pays de manière méchante ou mesquine, non, elle exagère juste un peu la réalité. Avec son trait simple et efficace, elle raconte des péripéties sans doute moins éloignées de la réalité qu’il n’y paraît de nos entrepreneurs d’élite. Il n’y a qu’à lire les extraits d’interviews en prologue des historiettes pour le comprendre (« …la haute direction d’une grande maison mérite un peu de terreur, un peu de crainte », Vincent Bolloré, CE Canal+, septembre 2015). Isa s’inspire en effet d’événements ayant réellement existés, comme la tentative d’exil fiscal de Bernard Arnault, les ennuis judiciaires de Serge Dassault ou la prise de contrôle de Canal+ par Bolloré.

L’avidité financière et médiatique de ces marionnettes du Pouvoir, caricaturés avec des gros nez, suffisent à les tourner en dérision. Si le dessin d’Isa n’est pas avare de détails, c’est dans le propos qu’elle étripe les héritiers des empires financiers français.

Par Geoffrey, le 12 mai 2017

Publicité