Un Western dans la poche

Far West, probablement fin du 19ème siècle, et un soleil de plomb …
Un homme seul, un livre à la main, arrive en ville, accompagné de trois chevaux de trop, avec dessus chacun un cadavre… Mais l’accueil qui lui est réservé n’est pas aussi chaleureux qu’il l’aurait espéré, car mis à part le maire et le directeur de la banque, personne ne semble particulièrement joyeux de voir les dépouilles des bandits qu’il ramène… On pourrait même dire qu’il vient de s’attirer la haine de tout le reste de cette ville perdue au beau milieu de cet ouest lointain…
Il faut dire qu’il n’est pas particulièrement à l’aise, lui, le jeune intellectuel assoiffé d’héroïsme, qui croyait passer pour un héros en endossant la peau de quelqu’un d’autre …

Par Siam l'Archiviste, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur Un Western dans la poche

Première bande dessinée semble t-il, en assumant à la fois les couleurs, le scénario et le dessin, pour Miras, l’auteur de cet album… Et bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est réussi !
Parlons dessin et couleur tout d’abord, car c’est ce qui saute aux yeux lors de l’ouverture, c’est que l’un ne pourrait aller sans l’autre. La maîtrise du découpage et des couleurs est évidente, quand aux traits, on les oublierait presque au profit du résultat final, qui notons-le, est d’un très bon niveau. On se laisserait aller à comparer Un Western dans la poche à une bande dessinée d’Hermann, mais n’allons pas trop vite, car c’est la première oeuvre de cet auteur, mais gageons déjà que Miras a de beaux jours devant lui dans l’univers de la bande dessinée. Il reste néanmoins quelques petits péchés de jeunesse, avec parfois des cases un peu figées, mais pour un premier album, il faut bien admettre que le niveau est déjà assez haut.
Point de vue de l’histoire, c’est bien mené, avec une trame classique, mais avec des rebondissements intéressants et un album qui ne se dévore pas trop vite, ce qui dénote d’une certaine densité dans le suspens et l’intrigue. L’ouverture de la fin permet laisse un parfum de suite planer, malgré le fait que l’album se présente tout à fait comme un one-shot, mais sait-on jamais, emporté par un probable succès, l’auteur pourrait faire une suite. On notera aussi le nom du personnage « Stan Reader » avec son éternel « The True Story » dans la poche, qui permet immédiatement de comprendre le titre et certains autres détails, et nous met dans l’ambiance dès les premières cases.
Bref, une première bonne surprise pour cette année 2005, et gageons qu’avec ce qui vient de sortir pour le festival le plus connu de France, ce ne sera pas la dernière ce mois-ci. Dans tous les cas, je me permet de recommander chaudement cette bande dessinée à la lecture et à l’achat, elle en vaut le détour et l’achat, si si, franchement, en tout cas pour ma part c’est fait … ^_^

Par Siam l'Archiviste, le 7 février 2005

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