Une légende de l'Ouest

Ce livre propose une nouvelle approche de l’oeuvre de Giraud et Charlier : Blueberry.

Par berthold, le 1 janvier 2001

Notre avis sur Une légende de l’Ouest

L’auteur, Arnaud de la Croix, a pendant un bon moment collaboré aux Cahiers de la bande dessinée et enseigne aujourd’hui aux Instituts Saint-Luc de Bruxelles. Il est aussi éditeur chez Casterman. Avec Blueberry, une légende de l’Ouest, il nous propose de revenir sur la saga imaginée par Charlier et Giraud, Blueberry, ou comment ce héros est devenu un mythe de papier.

Tout en reprenant la chronologie des albums parus chez Dargaud (et d’autres éditeurs en son temps), l’auteur nous parle des différentes inspirations, des modèles, des légendes  qui inspirèrent les différentes aventures du lieutenant au nez cassé. C’est assez bien construit et assez intéressant. C’est même passionnant, dirais-je. Moi qui suis un grand fan de Blueberry et du western en général, c’est avec un grand bonheur que j’ai dévoré ce bouquin. Je regrette juste qu’il n’y ait pas plus d’illustrations. J’ai bien aimé les parrallèles avec les oeuvres de John Ford, Sam Peckinpah, Howard Hawks  ou Sergio Leone. Cela m’a donné envie de me replonger dans l’oeuvre complète de Blueberry et de tout redévorer.

A propos de la Jeunesse de Blueberry, l’auteur n’aborde que les trois premiers tomes signés Giraud et Charlier. Il ne parle pas des titres avec Colin Wilson ou bien ceux de Corteggianni et Blanc-Dumont, ni la série Marshall Blueberry d’ailleurs, de Giraud, Vance et Rouge. Mais, bon, c’est déjà bien suffisant avec la série mère.

Ce livre est donc une bonne étude de Blueberry et du western. Il faut aussi signaler que la couverture est signée J.F.Charles. Par contre, juste signaler deux petites erreurs. C’est Lee Marvin, et non James Coburn, qui joue dans L’homme qui tua Liberty Valence de John Ford et l’auteur du Dragon Rouge et du Silence des agneaux est Thomas Harris et non John.

Pour les aficionados du héros de Charlier et Giraud, c’est une bonne idée de cadeau.

Par BERTHOLD, le 3 décembre 2007

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