Watchmen Noir

(Version noir et blanc des Watchmen 1 à 12)
1986-1987, la monumentale maxi série Watchmen arrive chez DC. Le scénariste Alan Moore et le dessinateur Dave Gibbons explorent le mythe du héros, du temps qui passe…
Un politicien est défenestré de chez lui par un mystérieux agresseur. Une fois la nuit arrivée, l’étrange vigilante, Rorshach, arrive sur place pour en savoir plus, il finit par découvrir que derrière cette figure publique se cachait en fait son ancien camarade des Minutemen, le Comédien. Qui a bien pu le tuer ainsi ? Rorshach va donc enquêter et à travers les pistes et les indices qu’il rassemble se dessine toute l’histoire d’une Amérique qui un jour, eu quelques super-héros qui l’aidèrent à gagner le Vietnam et permirent ainsi à Nixon de rester au pouvoir ! Ils s’appelaient donc les Minutemen, puis les Watchmen…

Par fredgri, le 21 janvier 2021

Notre avis sur Watchmen Noir

Aujourd’hui, près de 35 ans après la parution de la maxi-série initiale, on peut raisonnablement se demander quel peut être l’intérêt de publier une version inédite de Watchmen, cette fois en noir et blanc, purgée de toutes les très belles couleurs de John Higgins !
Initié, en France, par Urban, ces versions reflètent néanmoins une volonté d’un certain lectorat de revenir aux bases du dessin, de l’encrage, de cette ligne nettoyée de l’empreinte de la couleur ! Ca n’est pas toujours très pertinent, il faut bien le reconnaître, mais parfois, par le biais d’un sublime Batman year one de Miller et Mazzucchelli, par exemple, ou d’un Killing Joke, par Moore et Bolland, on est extrêmement surpris par ce qui se révèle soudain, le dessin nous apparait magnifié, irrémédiablement !

Pour le cas de Watchmen, on se rend compte que le dessin de Gibbons formait bel et bien un tout avec le travail d’Higgins et c’est encore plus flagrant ici ! Certes cela reste magnifique, mais il manque un truc, un détail infime, une autre dimension, tout simplement !
Toutefois, je dois bien avouer avoir une nouvelle fois été subjugué par la précision du trait de l’artiste, la composition de l’ensemble, les équilibres avec les masses de noirs, sont particulièrement bien dosés. On redécouvre une autre facette de l’œuvre, une épure salvatrice qui révèle une dimension inédite.

On aurait, par contre pu apprécier que l’album ne se contente des 12 épisodes, il aurait été justifié d’avoir par exemple quelques crayonnés, du matériel en marge pour appréhender le travail de l’encrage !

Toujours est-il que même si ce volume s’adresse surtout aux puristes, complétistes chevronnés, il n’en demeure pas moins une vision édifiante et passionnante de ce chef d’œuvre absolu !

Très conseillé !

Par FredGri, le 21 janvier 2021

Publicité