Zoé

Zoé sort de prison, peu après la mort de sa grand-mère. Celle-ci lui lègue sa maison dans le village reculé de "La Goule". Elle est accueillie par le curé du village et Hugo, l’idiot du coin. Il y a aussi le café, à l’ambiance morbide, la vieille folle qui vit à l’écart et les traditions malsaines d’une bourgade légèrement arriérée.
Zoé s’installe cependant dans la place, heureuse de sa liberté et de la tranquillité qui y règne… Elle sympathise vite avec Hugo.

Par TITO, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur Zoé

Cet album est bâti sur une trame proche de celle de La bête : un village isolé, des événements étranges, une population renfermée, un idiot sympathique et un étranger au coeur de la trame.
Cela ne m’a aucunement gêné, au contraire… C’est une thématique forte sur laquelle Chabouté sait apporter les variations nécessaires. L’histoire prenante et l’ambiance pesante montrent la maîtrise qu’a Chabouté de ces drames psychologiques, où une chape de plomb s’installe sur chaque page, rappelant certains films noirs…
La maîtrise du noir et blanc dont est exclusivement constitué l’album, des clairs-obscurs, des contrastes et des ombres, de même que les postures animales et les expressions fatiguées des personnages, contrastant avec la mine lumineuse de Hugo, montrent une maîtrise graphique exceptionnelle.
Petit plus : cette BD est un très bel objet, très élégamment relié et dont la couverture possède ce « je-ne-sais-quoi » qui annonce avant même la première page que l’on a entre les mains une grande BD.
Même si je pense avoir préféré La bête, j’ai passé un moment délicieux (et angoissant) avec Zoé, lecture que je recommande très chaudement tant cet album est fort et complet.

Par TITO, le 21 août 2003

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