BOHEMIAN GALION
Coeur de pirate

Le terrible écumeur des mers John-Baltazar Black vient de mourir. Lors de la cérémonie funèbre, le pirate Issak Red se présente à la veuve avec comme seule ambition compatissante de récupérer le fameux navire du disparu, le Bohemian Galion. Mais l’éplorée n’est pas dupe de la manœuvre et propose illico un marché consistant à convertir son jeune fils Tom en un véritable pirate sanguinaire comme son père. Issak Red relève séance tenante le défi contre monnaie trébuchante mais s’aperçoit très vite que son apprenti est pour le moins défaillant. Son enseignement sera-t-il tout de même payant ? Rien n’est moins sûr car le contrat signé par le pirate cache quelque chose de plus profond, quelque chose que la mère de Tom a tu sur la véritable nature de son fils.

Par phibes, le 7 avril 2014

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Notre avis sur BOHEMIAN GALION #1 – Coeur de pirate

Les éditions Jungle mettent à l’honneur une nouvelle saga pour jeunesse qui fleure bon l’aventure de piraterie, regroupant pour l’occasion deux artistes à la sensibilité avérée pour les grands espaces et également pour l’humour à savoir Maxe L’Hermenier (Blanche Neige, La Belle et la Bête, Les petites filles modèles…) et Thomas Labourot (Washita, Les Geeks…).

Sous le couvert d’un premier de couverture engageant qui a la spécificité de mettre avantageusement en exergue les protagonistes principaux, ce volet d’ouverture a le mérite de planter pleinement le décor et de lancer une quête initiatique singulière. Dès les premières vignettes, Maxe L’Hermenier imprègne son récit d’un rythme rafraîchissant et par ce biais, nous fait rapidement découvrir, sous l’ombre d’un pirate sanguinaire disparu, l’ambitieux Issak Red, le sensible Tom et la volontaire Eloïse, tous trois promis à une destinée haute en couleurs et en rebondissements.

Aussi, grâce à cette frénésie ambiante entretenue par un parterre de personnages remuants, le récit file à toute vitesse, à la faveur d’un choix de rôles pleins de subtilités et d’exotisme, charismatiquement décalé. Evidemment, l’initiation de Tom s’établit sur la base d’un mystère entier qu’il va falloir progressivement découvrir et qui va générer une bonne dose de mystère et également quelques bons élans de fantastique.

Le graphisme de Thomas Labourot balance plus du côté de celui de la série Les Geeks que celui, plus anguleux, de Washita. Le style est tout de même éprouvé, dénotant une certaine inspiration manga, une exubérance rafraîchissante et une propension humoristique des plus favorables. L’artiste mène sa barque avec brio, jouant habilement sur les zooms, sur les expressions explicites et l’exotisme de ses personnages.

Un très bon début d’aventure boucanière cocasse qui ne manque ni de dynamisme, ni de rebondissements et qui touchera le cœur des jeunes lecteurs. Un bon petit moment de détente !

Par Phibes, le 7 avril 2014

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