CARTHAGE
La flamme de Vénus

Le général Hannibal vient de remporter une écrasante et sanglante victoire sur des peuplades révoltées contre l’autorité de Carthage. Sa popularité croissante et son ascension rapide dans l’armée carthaginoise dont il est devenu commandant en chef inquiète la grande rivale Rome.
Une délégation romaine se rend à Sagonte pour proposer à la ville, pourtant sous le protectorat de Carthage, une alliance. La cité devra se placer sous la protection du Sénat et inciter les tribus voisines à se révolter.
A cet instant, la seconde guerre punique vient de débuter.

Par olivier, le 9 novembre 2011

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Notre avis sur CARTHAGE #2 – La flamme de Vénus

Le discours perfide et mensonger des envoyés romains, s’il n’a pas raison du Conseil de la ville, emporte toutefois l’adhésion de quelques notables qui massacrent les membres du Conseil et font allégeance à Rome. Il n’en faudra pas davantage au bouillant Hannibal, élevé dans la haine de Rome, pour décider immédiatement d’emmener son armée prendre Sagonte et la transformer en un tas de ruines fumantes.

C’est un magnifique récit que nous content une nouvelle fois Fabrice David et Gregory Lassablière.
L’histoire de Carthage, peu connue du grand public à coté de celle qui fut sa grande rivale, Rome, se prête merveilleusement à ces grands récits d’aventure où se mêlent pour notre plus grand plaisir la fureur, la haine et l’amour. Les deux scénaristes s’emparent de cette grande fresque historique, qui vit monter le conflit entre les deux cités, et la traduise en une épopée grandiose à l’instar de ces grands péplums hollywoodiens.
Mais l’histoire est faite avant tout d’hommes de caractère et les deux complices en écriture ont développé leur récit en s’appuyant sur ces personnages historiques où imaginaires qui rendent cette épopée terriblement humaine. C’est un souffle qui emporte le lecteur dans le sillage d’Hannibal le Grand, général conquérant qui fit trembler Rome.
Les sentiments bruts qui gouvernent le cœur d’Hannibal, s’enfoncent comme un coin dans les méandres des intrigues diplomatiques qu’ils font voler en éclats. Alors que le Sénat de Rome fomente, soudoie, trahi et assassine, Carthage se range derrière son impétueux général.
Mais tout n’est pas que guerre, intrigue et sang dans ce nouvel opus. L’amour y tient une place importante, comme le suggère cette magnifique couverture. Hannibal grand chef de guerre est amoureux. Celle qui a conquis, bien involontairement, son cœur est une esclave, farouche et déterminée et elle ne sera pas étrangère aux choix d’Hannibal.
Si l’histoire d’Hamilcar dans le tome 1 fut mise en image par Mauro De Luca, c’est Ana Luiza Koehler qui s’empare cette fois du scénario et qui procure à l’histoire réalisme et densité. Au milieu de décors précis et somptueux, elle apporte aux différents protagonistes un charisme et une profondeur charnelle.
Son trait assuré édifie des villes, conduit des armées entières et traduit dans le seul regard d’un protagoniste les sentiments humains les plus profonds.
Profitant d’un découpage et d’une mise en scène dynamique, ce second tome de Carthage est un bel album d’aventure historique où on se laisse emporter par la passion des acteurs.

Par Olivier, le 9 novembre 2011

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