ERNEST ET REBECCA
L'école des bétises

Rebecca peut retourner à l’école car son gros rhume est parti, mais cela signifie que son ami Ernest, le microbe, n’est plus là. Bon, ça n’entache en rien sa bonne humeur, mais quand un nouveau virus commence à faire ses siennes Rebecca se dit qu’un coup de main en serait pas de trop et c’est ainsi qu’Ernest vient la rejoindre. Bien sur elle n’est pas seule, il y a aussi son maître monsieur Rébaud qui prône l’école de la bêtise, il y a sa grande sœur Coralie, en pleine crise d’ado, son papa qui s’inquiète etc. Mais Rebecca garde le sourire et une pêche indéfectible !

Par fredgri, le 3 septembre 2013

Publicité

Toute la BD, que de la BD !

Notre avis sur ERNEST ET REBECCA #5 – L’école des bétises

On aura beau dire, il y a des séries, même adressées aux gamins, qui sont bourrées de charme et qui nous transportent dès les premières pages. Ernest et Rebecca est de celles-ci !
Car, qu’il s’agisse du dessin absolument sublime de Dalena ou du scénario plein de subtilité de Bianco, tout y est finement ressenti. La petite a six ans et demi et ne se comporte pas comme une ado, elle rigole, a un ami imaginaire, aime écrire son nom sur le tableau, jouer dans le jardin, faire des grimaces et par dessus tout elle aime collectionner les images que lui donne le maître quand elle répond bien ! Les situations sont vraiment très justes et cette fillette un brin extravertie nous charme tout de suite.

D’autant que l’alchimie est là. Un scénario très frais, bourré de petites anecdotes irrésistibles, avec des réflexions très intelligentes sur l’enfance, sur la famille, l’adolescence, la maladie, l’enseignement et la camaraderie. On parcoure les planches, on sourit en voyant la trousse de Rebecca, ses tee shirt, on l’écoute parler devant la télé, à sa mère, à son beau-père, puis petit à petit on glisse dans un récit un chouilla plus tendu qui parle de virus sans pour autant faire peur. Cela reste de la BD familiale très subtile !

Le dessin, quand à lui, reste un élément très important pour expliquer pourquoi cette série fonctionne aussi bien, le trait est rond, cartoony avec un petit côté manga vraiment excellent ! Les pages sont magnifiques, les couleurs de Cecilia Giumento relèvent magnifiquement ces expressions, cette lumière qui se dégage avec des teintes joliment désaturées… Je suis conquis, j’en reveux, il me faut les autres albums !

J’ai d’ailleurs surpris ma petite fille lisant l’album hier en rigolant dans son coin, comme quoi, ce cinquième tome fait déjà des ravages !

Une série craquante et très sympathique qui s’adresse vraiment à tous, et pas seulement aux plus petits !

Très vivement conseillée !

Par FredGri, le 3 septembre 2013

Publicité