JACK BLUES
Airblues 1948 – Episode 2

Il ne fait plus aucun doute pour Jack Blues que la disparition du B-36 et le sabotage du XB-35 ont été perpétrés par la Mafia pour mettre en échec le SAC dans son avancée aéronautique et pour décrédibiliser le patron de la Hughes Aircraft. Afin que son patron ne soit pas incriminé, Jack Blues a décidé de retrouver lui-même le B-36 disparu. Sous le couvert d’un tournage cinématographique avec Rita Hayworth, le pilote et ses compagnons se transportent au Mexique, non loin de l’endroit où le prototype n’a plus donné signe de vie. Là, ils entament leurs recherches. Malheureusement, la Mafia qui a une ardoise envers ces derniers, a eu vent de leur déplacement et se lance à leur poursuite. En parallèle, le FBI qui subodore un démarchage avec des groupes communistes, a envoyé l’agent 118 sur leurs traces. Jack Blues et son pote détective Big Bob Gunner pourront-ils retrouver le fameux B-36 et éviter les pièges de leurs poursuivants ?

Par phibes, le 20 octobre 2013

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Notre avis sur JACK BLUES #3 – Airblues 1948 – Episode 2

Faisant suite au précédent opus, cet épisode remet le débrouillard pilote Jack Blues aux commandes de son enquête sur la disparition ou le sabotage de deux aéronefs nouvelle génération. Conformément aux dispositions finales du tome antérieur, nous retrouvons donc la suite de l’équipée qui doit se dérouler sur le territoire mexicain et qui va faire converger les adversaires patentés de Jack, le FBI d’un côté et la Mafia de l’autre.

Cette deuxième partie se veut placée sous le signe de l’action. En effet, Frédéric Zumbiehl ayant précédemment dévoilé toute la profondeur de l’affaire des deux prototypes, passe la vitesse supérieure et nous entraîne dans une quête à la sauce mexicaine des plus tonitruantes et évidement pimentée. Tout en conservant cette base historique qui lui permet de bien asseoir ses fictions, le scénariste n’hésite pas à donner ici, sous des pelletées d’humour fort appréciable, du mouvement et à faire du bruit. Echauffourées en tout genre, empoignades musclées, sabotage, crash, et évidemment un soupçon de sensualité, tout y passe pour donner à cette fin de deuxième aventure un goût extrême d’aventure.

De même, comme le veut le concept de cette série historique, l’on croisera des personnages publics, dans des rôles souvent surprenants et bien risibles. Rita Hayworth, Howard Hughes, Humphrey Bogart et enfin le Lieutenant Gonzales (dont le physique rappellera volontairement un certain sergent… d’une série télévisée tout comme d’ailleurs Don Armando) sont de ceux qui complèteront la galerie ô combien éclectique conçue par un scénariste assez subtil et malicieux.

Au niveau graphisme, il y a du changement. Matthieu Durand qui a signé les deux premiers épisodes laisse sa place à un nouveau venu, Jean-Michel Arroyo. Ce dernier, qui n’a jamais jusqu’à ce tome réalisé d’aéronefs, peut se targuer de faire une entrée fortement remarquée. Certes l’on reconnaît sa touche (Le Paquebot des sables, Pierre Baumont) autrement différente de celle du dessinateur précédent, dans la réalisation de ses personnages (dont certains bien inspirés d’illustres personnalités), mais il faut reconnaître, surtout dans la deuxième partie de l’ouvrage, un gros travail de recherche sur les différents avions et sur leurs évolutions aériennes bruyantes.

En somme, une bonne petite fin d’aventure aéronautique comme on les aime, animée et bien divertissante.

Par Phibes, le 20 octobre 2013

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