JOHN CONSTANTINE : HELLBLAZER
Péchés originels

Greenwich Village,U.S.A., au bureau de poste. Henry wambach a ouvert un colisnon délivré. Et depuis, il est pris d’une insatiable faim qu’il ne peut assouvir et son corps maigit à une vitesse rapide jusqu’à ce qu’il en meurt.
Londres, Angleterre, John Constantine rentre chez lui après un long voyage. Il découvre son appartement squatté par Gary Lester, un de ses amis. Son appartement est dans un sale état et sent mauvais. Constantine découvre que Lester est dans un sale pétrin et que, lors d’un voyage au Maroc a commis quelque chose qu’il n’aurait pas du faire; il y a réveillé un démon dangereux. Constantine devra faire un long voyage pour tenter de sauver son ami et empêcher la propagation d’un certain mal qui touche l’Amérique…

Par berthold, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur JOHN CONSTANTINE : HELLBLAZER #1 – Péchés originels

Nous avons déjà abordé les origines du personnage John Constantine dans d’autres fiches concernant cette série, Hellblazer. Il est apparu dans la série Swamp Thing par Alan Moore avant d’avoir sa propre série en 1987 et être un des fers de lance de la collection Vertigo de chez DC. Cela fait 20 ans que cette série existe et que ce personnage continue de passionner le lectorat. Preuve de son succès, une adaptation cinématographique, Constantine,  a vu le jour (avec Keanu Reeves dans le rôle principal, on apprécie ou non ce choix là entre autres).
Panini décide de lancer dans la collection Vertigo Cult les premiers épisodes de cette saga.  Voici donc les épisodes 1 à 9 qui constitue le "graphic novel" : Péchés  originels.

C’est une très bonne idée de proposer cette première aventure. cela n’a pas vieilli.
Nous y découvrons donc ce qui fait le "charme " du personnage : il fume beaucoup, il est cynique, pratique la sorcellerie ou la magie, cela dépend, et cotoie démons ou autres créatures du Mal. Et dans cette catégorie, on peut y mettre aussi certains humains, comme vous allez le découvrir dans ce roman graphique avec certaines idées de la religion censée être du côté du Bien. Nous le voyons aussi hanté par les fantômes de ses amis, tous décédés alors qu’ils l’aidaient à différentes périodes de sa vie. Et Constantine s’en rend compte avec la mort de Ray Monde ou de son ami informaticien. Constantine cotoie le drame tout le temps et se forge une carapace de cynisme pour ne pas craquer. Et quand on s ‘en prend à sa famille, en l’occurence sa nièce, il voit rouge.
L’auteur Delano crée un récit fort, puissant, à ne pas mettre entre toutes les mains. c’est quand même dur comme série. On y parle de sexe, de sorcellerie, de démonologies, on y aborde le sujet du SIDA qui fait son apparition dans les années 1980, on y critique la politique de Thatcher (excellent épisode d’ailleurs), on y critique la religion, le fanatisme, le nazisme, le football (le passage avec les skins fans de Chelsea et d’Arsenal est très bon, je ne vous le raconte pas pour ne pas gacher la surprise et de plus, ce côté "stupide" du football est toujours d’actualité, 20 ans après…). Bref, beaucoup de choses qui pourraient être tabous.
Hellblazer contient aussi des scènes violentes et très dures. Mais, malgré cela, John Constantine : Hellblazer reste une série d’une grande qualité aux scénarios fort réussis et intéressants.
Le graphisme de Ridgway et d’ Alcala sied parfaitement à ce récit. Comme pour la série culte The Sandman, de Neil Gaiman, ce n’est pas le dessin qui compte mais le scénario. Le graphisme peut vous paraitre "laid" mais c’est surtout le scénario qui prime. Pourtant, quand on rentre dans le récit, le dessin ne nous parait pas si "laid" que ça. Au contraire, le dessin marque beaucoup les esprits. Parfois, il dérange ou séduit, c’est selon.
Ce livre permet aussi d’admirer les magnifiques couvertures de Dave McKean.
Alors, n’ayez pas peur, plongez au coeur de l’univers noir de ce mystérieux détective de l’étrange qui fume beaucoup et que vous ne voudriez pas avoir comme ami.

Par BERTHOLD, le 9 mars 2008

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