JOHN TANNER
Le captif du peuple des Mille Lacs

Fin du XVIIIème siècle. Le Nouveau Monde, et plus particulièrement le Kentucky. La famille de John Tanner s’installe non loin de l’endroit où la Grande Miami se jette dans l’Ohio. John a 9 ans et n’obeissant pas aux consignes de son père, il sort de la cabane et va jouer dans les bois. Il tombe sur deux indiens ottawa qui l’enlèvent. Après plusieurs jours de voyage, ils arrivent au campement où vit la tribu des deux hommes, qui sont père et fils. John est alors adopté par une femme qui voit en lui la réincarnation de son fils décédé. Petit à petit, il s’adapte à sa situation, même si certains jours, il pense à sa vraie famille et songe à fuir…

Par berthold, le 29 septembre 2019

Notre avis sur JOHN TANNER #1 – Le captif du peuple des Mille Lacs

Ce nouvel album de Christian Perrissin, le scénariste de Cap Horn, et Boro Pavlovic, dessinateur remarqué sur Alexandra David-Neel, raconte l’incroyable destin d’un homme, John Tanner, né en 1780, mort en 1845, qui fut enlevé à sa famille par des Ottawa, qui devient ensuite un indien des Grands Lacs, qui participera à des guerres contres les Blancs et qui travaillera au service de l’armée américaine comme interprète…

Perrissin se penche sur la rencontre entre le docteur Edwin James et John Tanner, qui vit à Fort Mackinnac avec sa femme ojibwée et ses enfants. Le chirurgien veut approfondir ses connaissances sur les tribus amérindiennes et les discussions avec Tanner l’aident à en apprendre un peu plus sur les us et coutumes de ces tribus, mais aussi sur la vie incroyable de Tanner.
Ce premier tome, sur deux, est une belle réussite. Le récit est vraiment passionnant, le dessin magnifique, très bien mis en avant par les superbes couleurs d’Alexandre Boucq.
Le scénariste commence son récit par l’enlèvement du jeune John et son intégration dans la tribu ottawa, suivi des humiliations, des difficultés qu’il va rencontrer, jusqu’au moment ou il va être "vendu" à une autre tribu par son père adoptif… Tout cela nous est raconté par John Tanner plus agé. Ce premier volume s’intèresse surtout à l’enfance de John. Un très bon récit d’aventure, où tout est bien détaillé, sur le plan historique.

Pavlovic soigne son graphisme. On admire son incroyable travail, c’est rythmé, bien construit. L’artiste met en scène quelques passages forts, avec beaucoup d’émotions. On ressent la douleur, le désespoir du jeune John face à ce qu’il traverse, on partage ses joies à certains moments. Les paysages sont magnifiques et mettent parfaitement en valeur ces régions d’Amérique du Nord.

Nous avons droit aussi à un dossier sur les héros de cet album, ainsi qu’à des explications sur l’époque et divers lieux où se déroule l’intrigue. Le tout accompagné par des crayonnés de Pavlovic.

Une très belle lecture que je vous invite à lire sans plus tarder.

 

Par BERTHOLD, le 29 septembre 2019

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