LORD OF BURGER
Cook and fight

A la suite de la mort de leur père, le grand Alessandro Caprese, restaurateur prisé de tout Paris, Ambre et Arthur se trouvent dans le pétrin. Criblés de dettes, harcelés par l’insensible créancier Berdieux, ils se doivent pour se sortir de l’ornière de faire perdurer l’activité paternelle, le fameux Clos des Epices. Mais le sort s’acharne sur eux car l’ancienne équipe qui travaillait pour le maître disparu les a abandonné et la nouvelle, issue d’un fast-food, n’est pas très efficiente. Comble de malchance, les contrôleurs du Guide Rouge ont, à la suite d’une visite surprise, décidé de retirer les trois étoiles. Totalement livrés à eux-mêmes, ne pouvant malheureusement pas compter sur leur mère internée dans un centre de repos, ils se préparent au pire. Toutefois, une opportunité de taille vient frapper à leur porte, celle de participer à un concours gastronomique télévisé. Par ailleurs, au fin fond de la toscane italienne, quelqu’un semble s’intéresser à eux et leur envoie l’énigmatique et efficace Antonio Spinazzi. L’horizon pourrait-il enfin s’éclaircir ?

 

Par phibes, le 1 juin 2011

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Notre avis sur LORD OF BURGER #3 – Cook and fight

La sortie de ce troisième tome de la saga gastronomique est l’occasion, pour l’éditeur, de repartir sur de nouvelles bases. En effet, ce dernier republie, en même temps que l’opus inédit, le précédent paru en 2009 dans une formule double, au format plus commun, et enrichie de quelques planches.

Nous retrouvons Arthur, Ambre et le clos des Epices totalement isolés, grevés par une menace des plus inquiétantes, celle de voir l’activité paternelle proche de la fermeture définitive. Mais c’est sans compter sur un, voire deux, coups du sort qui vont surseoir à la complète déchéance du grand restaurant. Par ce biais, deux faits marquants viennent agrémenter les péripéties des restaurateurs en herbe. Le premier vient de l’intervention d’un nouveau personnage, tout en efficacité, un jeune mafieux toscan répondant au nom d’Antonio Spinazzi, dont la pugnacité va influencer certaines décisions capitales. Le deuxième réside dans l’annonce de la participation des champions du burger à une émission de télé gastronomique durant laquelle Ambre et Arthur vont devoir se mesurer à des pairs aiguisés.

Avançant progressivement dans le déroulement de l’intrigue (la sauvegarde du Clos des Epices) sans pour autant dévoiler encore l’identité du sinistre individu qui a assassiné Caprese, cet épisode conserve la même trempe que les précédents, à la fois plein d’entrain et d’évocations culinaires. Les deux héritiers du grand chef mènent la danse au travers de leur consternation, de leur espoir naissant, de leurs tergiversations télévisées induisant des inflexions scénaristiques agréables, sentant la fraîcheur d’esprit et le rebondissement pas forcément de grande originalité mais suffisant pour attiser l’intérêt. Par ce biais, ce tome vient enfin expliciter le choix du titre à l’évocation contrastée de la série.

Cook and fight annonce un changement dans l’équipe graphique puisque Alessandro Barbucci, dessinateur en titre, se voit assisté de Daniela Vetro. Fort de cette association typiquement italienne, le dessin se veut doté d’un enjouement perceptible, d’une force d’évocation humoristique très agréable. Peut-être percevra-t-on moins d’effets visuels que dans les premiers épisodes mais la qualité est au rendez-vous, c’est le principal !

Un troisième opus gastronomiquement engageant dans lequel les puristes aimeront croquer à pleine dent !

 

Par Phibes, le 12 juin 2011

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