NEANDERTAL
Le meneur de meute

Grièvement blessé par ses frères qui l’ont laissé pour mort après lui avoir dérobé le cristal de chasse, Laghou est recueilli par le clan de la Lune. Guérit grâce au breuvage de vie, il passe de nombreuses lunes à s’aguerrir, à courir, à chasser. A l’aube du printemps, il se sent fort et solide, suffisamment pour tailler son propre cristal de chasse et partir affronter Longuebarbe, le bison géant et accomplir sa vengeance sur ses frères.

Par olivier, le 26 mars 2011

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Notre avis sur NEANDERTAL #3 – Le meneur de meute

Après s’être taillé un superbe cristal de chasse, Laghou quitte le clan de la Lune pour se rendre, accompagné de la louve et de ses petits, au camp des Mousses pour y retrouver Mana qui y termine son apprentissage.
Sur place, il va retrouver Narok et Ossaï qui vont accepter de se joindre à lui pour une chasse unique, une chasse suicidaire. C’est donc en leur compagnie et celle de Mana et des loups qu’il part pour cette chasse légendaire sur les traces d’Olog-Hamra, le bison qui tua son père.
C’est au travers de magnifiques paysages de steppes et de forêts que la traque se déroule après que Narok ait retrouvé les traces du bison.
Entre force et sagesse, art du combat et ruse, Laghou et ses compagnons courent vers leur destin. La fin de l’aventure approche et leur vie sera à jamais transformée par l’expérience qu’ils auront vécue.

Emmanuel Roudier assoit son récit sur des bases archéologiques qui à l’heure actuelle sont tout à fait fondées car, la paléontologie évoluant régulièrement, les certitudes d’hier peuvent devenir rapidement peu fiables face à de nouvelles découvertes. La documentation est solide, nous ne reviendrons pas sur le débat des dialogues posé par les deux premiers tomes, tant le choix de l’auteur semble maintenant évident.
Il redonne à cet homme de Neandertal, disparu il y a environ 29 000 ans une image proche de ce qu’il fut vraisemblablement, un homme avec une richesse culturelle certaine, loin de l’image populaire longtemps scientifique d’un être frustre et laid.

Emmanuel Roudier avec un scénario rythmé, alternant les scènes de chasse impressionnantes, les courses dans une nature sublime et les instants de paix où l’homme échange autour du feu, maintient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière case, lui faisant partager les sentiments qu’expriment ses personnages.
Sentiments tout à fait modernes d’ailleurs, l’amour, l’amitié, l’estime mais aussi l’ambition, la fourberie et l’hypocrisie.

Avec son dessin respectueux, loin de la caricature habituelle de l’homme simiesque, Emmanuel Roudier fait réellement vivre ces hommes rudes que la tendresse effleure sans qu’ils puissent encore mettre un mot sur cette émotion.
C’est une belle leçon d’humanité et d’histoire au travers d’une très belle aventure que nous offre Emmanuel Roudier avec ces hommes de Néandertal dont nous aurions peut-être hérité quelques gènes.

Par Olivier, le 26 mars 2011

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