REVEREND (LE)
Les diables déchus du Nevada

1870. Quelque part dans le désert du Nevada.
Une diligence traverse cet endroit. A son bord, se trouvent le jeune Angus et sa mère, ainsi que deux hommes. Mais le voyage ne se déroule pas comme prévu, ils sont attaqués par des bandits. Les deux hommes sont tués et lorsque les malfrats s’en prennent à sa mère, Angus n’a pas d’autre choix que de prendre les deux revolvers, de magnifiques objets dont la crosse est ornée d’un crucifix, qui étaient dans le sac d’un des voyageurs. Sans hésiter, il abat les quatre gangsters…

Des années plus tard.
Angus a grandi. on le nomme le révérend Whitecross. Il arrive dans une petite bourgade aurifère perdue au fin fond du Nevada qui porte le nom d’Eureka. Il y rencontre le père Mac Cornwald et fait connaissance avec Cartus Nance, l’un des plus gros propriètaires de la ville et bienfaiteur de la bourgade. D’ailleurs, il fait construire une église. mais c’est aussi un homme qui sait profiter de la vie, il prépare d’ailleurs une grosse fête pour son anniversaire au saloon ou il fait venir quelques filles.
Plus tard, Nance s’étonne de l’absence du barbier à la fête. En le cherchant, lui et ses hommes vont le retrouver…Mort…

 

Par berthold, le 23 octobre 2012

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Notre avis sur REVEREND (LE) #1 – Les diables déchus du Nevada

Le genre western n’est pas encore mort.
Cette nouvelle série arrive sous le giron de l’éditeur Emmanuel Proust.

Au scénario, on retrouve Lylian qui nous raconte l’histoire de ce "pistolero" pas comme les autres.
D’entrée, le scénariste nous place dans l’ambiance avec cette diligence qui roule dans un magnifique décor et qui est attaquée par des bandits. Image classique du western, mais qui nous présente ce jeune garçon qui défend sa mère et devient un tueur.
On y sent d’entrée l’ambiance façon western spaghetti avec ce personnage qu’est le Révérend avec ses colts à crosse ornés d’un crucifix, on sent l’influence d’un Clint Eastwood façon Pale Rider ou Impitoyable. On est bien loin des westerns à la John Wayne. Lylian sait planter une atmosphère et mettre en scène des personnages assez intéressants qui semblent chacun avoir un secret. On sent aussi l’influence de Deadwood, la fameuse série western avec ce saloon aux filles de petite vertu.
Et puis, il y a l’intrigue, avec ce meurtre du barbier qui va tout lancer, qui va révéler le jeu du Révérend. Est il vraiment le tueur ?
Lylian construit une intrigue solide qui tient la route et qui donne envie de vite lire la suite.

Le tout est servi par le trait assez original d’Augustin Lebon qui débarque dans le monde du neuvième art d’une belle façon. Ses personnages ont de la gueule, son Révérend a du charisme et il arrive à recréer le "far-west" d’une façon fort efficace. Ce dessinateur se fait un nom et l’amateur va devoir suivre avec intérêt ses prochains travaux.

Le premier tome du Révérend vous offre un très bon western que je vous invite à découvrir sans plus tarder. Le western a encore de beaux jours devant lui !

 

Par BERTHOLD, le 23 octobre 2012

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