SAY HELLO TO BLACK JACK
Chroniques du service de réanimation néonatale (2)

Les jumeaux prématurés sont toujours dans un état critique . Pour ne rien arranger, le cadet des nourrissons souffre du syndrome de Down, plus connu sous le nom de trisomie 21.
A cause de ce syndrome, le nouveau né ne peut pas digérer le lait qu’on lui donne . Il doit être opéré de toute urgence , sinon il risque de mourir … Pourtant le père , obstiné semble préférer la mort de son fils à une quelconque intervention. .
Pourtant se demande Saito, comment peut-on laisser mourir des êtres ? En vertu de quoi ? Du droit parental ? Peut-on donner la vie pour aussitôt la reprendre ? .
Le jeune interne , révolté, va tout tenter pour sauver les nouveau-né , même de se plonger dans le droit japonais …

Par Lucania, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur SAY HELLO TO BLACK JACK #4 – Chroniques du service de réanimation néonatale (2)

La suite des chroniques du service de réanimation néonatale est riche en rebondissements, en émotions aussi . Aucun temps mort dans cette histoire ; la course contre la montre pour sauver les enfants est admirablement bien rendue . Le récit est toujours aussi réaliste et prenant, c’est un manga dont on ne décroche pas avant d’avoir atteint la dernière page .
Toujours dans la mêlée, Saito se démène comme un beau diable pour faire ce qu’il estime juste, et ce au mépris des règles. ( implicites ou non) .

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Etre parent c’est quoi ? .

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Enormément de questions sont encore soulevées dans ce volume, et toutes n’appellent pas forcément de réponses . Un peu en écho à l’interrogation initiale de la série (« être médecin c’est quoi ? » ) se pose ici une autre question essentielle : être parent , c’est quoi ? Donner la vie ? Elever l’enfant ? L’aimer ? Lui assurer une existence confortable ? .

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Violence somatisée ….

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Il y’a dans cet opus une violence, une révolte qui n’existait pas avec autant d’acuité dans les précédents . Les regards sont saisissants d’expressivité , du regard implorant de l’aîné des nourrissons qui vous noue les tripes jusqu’ à la rage féroce de Saito . Les corps toujours plus efflanqués des bébés sont aussi autant d’indices du déclin rapide de leurs forces . Eux aussi subissent la violence : c’est la violence de la maladie mais aussi celle du rejet qui est matérialisée sur les petits corps . Le médecin se bat contre la mort, mais surtout contre le temps et contre les hommes avec les maigres moyens qu’il possède . Autant dire avec sa foi seule , celle qui déplace les montagne . Au jour le jour . Autant dire qu’ à ce Black-Jack là, on n’a pas envie de dire au revoir ….

Par Lucania, le 7 février 2005

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