VACHE (LA)
Même les oiseaux puent

1) Plutôt que de passer son temps à chasser les insectes un à un pour se nourrir, Gérard le jeune crapaud a préféré ruser et trouver des « spots » où les proies étaient faciles et nombreuses. Pour cela, il avait échafaudé un plan avec l’aide de vaches et finit par tomber amoureux de l’une d’entre elles. Mais la bien-aimée en question fut prise dans les filets amoureux d’un taureau qui lui donna un enfant : c’en était fini des espoirs de Gérard qui se vengea alors de la traîtresse en la menant à la mort avant de partir suivre son bonhomme de chemin ambitieux loin de là. Il ne savait pas que Pi, la fille de la vache et du taureau, allait partir à sa recherche, animée à son tour par la vengeance…

2) Une poule qui avait déjà pondu sans doute des milliers et des milliers d’œufs s’est un jour demandé ce qu’étaient devenus tous ses enfants qu’elle rêvait être devenus de célèbres acteurs, des chefs d’entreprises ou des avocats. A sa grande surprise, aucun journal ne parlait d’eux, ce qui était un comble. Mais quelle horreur ce fut lorsqu’elle vit des publicités pour la vente d’œufs à des fins d’alimentation humaine ! Elle décida de faire entendre sa voix et partit en croisade contre la mort systématique de ses enfants.

3) Un pauvre bœuf qu’aucune vache ne préférait aux taureaux avait tenté, mais toujours en vain, d’attirer sur lui l’attention en montrant son talent pour le chant. Las, le jour vint où il devait être conduit à l’abattoir. Or, une bonne âme qui avait reconnu son don musical demanda un sursis au transporteur qui était venu cherche le bœuf. Ce délai accordé, il partit immédiatement en ville avec le bœuf chanteur pour tenter de le hisser vers le succès qu’il méritait…
 

Par sylvestre, le 3 février 2011

Notre avis sur VACHE (LA) #3 – Même les oiseaux puent

Oh la vache ! Avec un titre comme ça (Même les oiseaux puent), c’était sûr : il fallait s’attendre à du sérieux tout relatif !!! Le binôme Desberg / de Moor a en effet choisi avec cet album humoristique animalier de nous conter trois fables "à la con" mais à la morale toutefois valable…

Historiettes à deux niveaux de lecture, ces récits abordables dès le plus jeune âge sont portés par un dessin très cartoon, avec un encrage jovial et des couleurs vives. Ils attireront aussi l’attention des plus âgés pour l’humour, bien sûr, mais aussi grâce à l’originalité apportée à de nombreuses reprises par des insertions entre les vignettes dessinées d’extraits de vieux documents style papiers anciens ou vieilles réclames qui font écho de manière décalée à l’action en cours ou au contexte. Les tintinophiles ne manqueront pas quant à eux la case 4 de la page 47 dont se dégage une atmosphère toute hergéenne !

Du rigolo et du rapidement lu. La vache, c’est bien sympa !

Par Sylvestre, le 5 février 2011

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