BOB MORANE
Les sortilèges de l'ombre jaune

A la suite d’une balade en sa propriété de Dordogne, Bob Morane se trouve nez à nez avec l’hologramme d’un curieux personnage qui dit se nommer Myrdhin ou plus communément, Merlin l’enchanteur. Après avoir prouvé ses hautes aptitudes magiques, il en vient à solliciter l’aide de l’aventurier. En effet, malgré sa puissance, il est retenu prisonnier à son époque par une fée qui s’appelle Viviane et qui est parti lié avec le dénommé Ming, un monstre aux yeux jaunes. Ce terrible patronyme ô combien évocateur pour Morane suffit pour que lui-même et son compère Bill Ballantine se mettent illico en chasse au moyen d’une bague laissée par le magicien qui leur fait faire un bond dans le temps de plusieurs siècles. Cette escapade temporelle, surveillée par la patrouille du temps du Colonel Graigh, va se révéler des plus extraordinaires et dangereuses de par la perfidie de la fameuse ombre jaune.

 

Par phibes, le 18 août 2010

Publicité

Notre avis sur BOB MORANE #4 – Les sortilèges de l’ombre jaune

Bob Morane se retrouve encore une fois face à son ennemi de toujours, Monsieur Ming surnommé également l’ombre jaune. Pour ce faire, Henri Vernes, certainement pas à cours d’idées originales, l’envoie au 5-6ème siècle de notre ère et s’accapare originalement la légende de Merlin l’enchanteur.

Cette nouvelle aventure surprendra par la manière dont elle commence et se poursuit. En effet, dès la première vignette, le lecteur est mis dans le bain d’une équipée qui non seulement va se révéler multi temporelle mais va aussi faire intervenir des personnages de légendes celtiques. L’histoire qui en découle est certes amusante dans son développement étonnant et simpliste qui se déroule à la fois au moyen-âge et dans la futur, et dans son évocation très particulière des origines de Merlin, d’Arthur et des chevaliers de la Table Ronde.

L’ennemi juré de Bob Morane est également de la partie, pour un face à face animé via un dinosaure, les fanatiques dacoïts et les whamps griffus, au centre duquel une belle blonde voit sa vie menacée. Si les personnages se démènent et si l’aventure étend sa trame sur plusieurs millénaires, la facture reste assez classique pour un ensemble qui n’a malheureusement pas échapper à l’usure du temps.

Il est certain qu’au regard des dessins de William Wance, il ne fait aucun doute que ce dernier a été un précurseur dans la présentation originale des planches. Son trait parcourt ces dernières dans des dimensions totalement éclatées, au gré de vignettes avec ou sans cadrage alignées à la fois singulièrement et expertement. L’authenticité de son travail nous assure un rendu qui a son charme et qui traduit une rigueur artistique dont l’artiste est passé maître.

Une aventure enchantée et temporelle bien sympathique de laquelle le personnage principal sortira, comme toujours, avec les honneurs.

 

Par Phibes, le 18 août 2010

Publicité