LAGOON ENGINE
Lagoon Engine

En et Jin sont frères : l’un a douze ans, l’autre 11. Ils vivent avec leurs parents et semblent mener une existence paisible. Le seul élément perturbateur semble être Shintarô, l’éditeur de leur mère, qui prend un malin plaisir à squatter leur domicile et à s’habiller en jupe.
Cependant, derrière leur vie de jeunes écoliers se cache un univers bien plus tumultueux. Les deux enfants sont, en fait, des exorcistes, comme tous les hommes de la famille d’ailleurs. Munis de leurs Gakuki, ils affrontent les Maga : terme générique qui regroupe les esprits du mal (spectres, fantômes, démons…). Quand ils ressentent la présence de l’un d’entre eux, En crée un écran, à l’intérieur duquel il devient maître des règles du combat. Le seul moyen de vaincre l’ennemi est alors de deviner son nom : une fois nommé, il se matérialise et l’attaque pourra atteindre sa cible. Néanmoins, si les mots matérialisent les Maga, ils peuvent aussi servir à identifier En et son frère. Ces derniers doivent donc protéger leur nom à tous prix, et c’est la raison pour laquelle, en plus de leur nom usuel, ils possèdent chacun un nom secret, connu d’eux seuls.

Par KOMORI, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur LAGOON ENGINE #1 – Lagoon Engine

Ce manga est la dernière œuvre de Yukiru Sugisaki, aussi connue pour les titres Brain Powerd ou DN Angel. Elle a un style graphique reconnaissable entre tous et elle place, à nouveau, des enfants au cœur de sa série.
Bien que le dessin semble simple, il y a, en fait, un réel travail de précision dans le traitement des yeux, des cheveux, des vêtements, des émotions, qui donne une patte toute particulière aux personnages. Ils ont de grands yeux, des oreilles assez proéminentes (un peu comme dans les œuvres de Mitsuru Adachi, mais, en plus travaillées), une tête plutôt ronde et relativement grosse par rapport au reste du corps ; pourtant, si les proportions semblent exagérées, ramassées, l’ensemble ne laisse pas d’impression de disproportion. En outre, cette accentuation ne se retrouve pas nécessairement dans le traitement des personnages adultes : elle permet de mettre en relief la jeunesse des héros et les enveloppe de rondeur. De ce fait, ils dégagent une certaine douceur dans les traits, ce qui les rend attachants.
Cependant, la taille des bulles sature parfois les cases (qui sont déjà assez denses) et finit par obturer le dessin en lui-même. Il y a parfois aussi un problème de lisibilité, qu’il s’agisse de l’analyse du dessin (notamment dans les scènes d’affrontement) ou de la lecture des bulles. Ainsi, la typographie choisie pour les propos émanant des Maga nécessite un effort de décryptage dont on pourrait se passer.
Pour ce qui est du scénario, il place à nouveau des enfants au cœur de l’action. Bien que très jeunes, ils ont une lourde responsabilité sur les épaules, une responsabilité transmise de père en fils et qu’ils s’efforcent d’assumer du mieux possible. Quand les enfants de leur âge vivent en toute insouciance, eux combattent des démons pour le bien de tous. Ils baignent dans un univers magique qui rappelle énormément celui de Card Captor Sakura (sceptre magique, animaux surnaturels…) sans pour autant tomber dans le déjà vu. L’auteur nous présente ici des mini héros plein de bravoure, d’humour et de bons sentiments : de quoi à ravir l’imaginaire des plus jeunes !

Un titre bien sympathique pour jeune public : une véritable bouffée d’air frais !

Par KOMORI, le 8 octobre 2006

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