WOLLODRÏN
Le matin des cendres

Les évadés de la cellule XXVII avaient une mission à accomplir. Celle-ci semble avoir échoué.
La personne qui devait leur servir de monnaie d’échange a été tuée. Ils ont été pris dans une bataille opposant des cavaliers aux orcs. Les compagnons se retrouvent séparés : Jokki a disparu, Ivarr, Onimaku et le premier rétiaire de l’armée des Mille sont capturés par les orcs tandis que Rohrr et Ebrinh ont réussi à s’enfuir.
Pour les prisonniers, leurs vies sont en jeu : les orcs ne font pas de cadeaux. Le premier rétiaire va devoir affronter l’un des meilleurs guerriers orc en combat singulier.
A distance, Ebrinh et Rohrr les suivent et essaient de trouver un moyen de les sortir de ce guêpier tout en finissant la mission…

 

Par berthold, le 5 septembre 2011

Publicité

Notre avis sur WOLLODRÏN #2 – Le matin des cendres

Le premier tome de ce diptyque m’avait fait forte impression. J’attendais la suite avec impatience.
Et voici qu’arrive donc cette seconde partie.
Je dois bien dire que j’ai apprécié ce tome 2.

D’entrée, David Chauvel et Jérome Lereculey nous montrent le champ de bataille. Nous pouvons voir que cela n’a pas été une partie de plaisir comme le montre la dernière case de la première planche.
Chauvel, par la suite, va nous conter ce qui se passe avec les prisonniers des orcs et le périple de Rohrr et Ebrinh. La mise en scène est judicieuse. De plus, grâce à des flash-back, nous en apprendrons un peu plus sur certains personnages, ou sur le véritable but de la mission. Le scénariste s’avère fort astucieux aussi sur le ton et la direction que prend l’histoire. Je ne m’attendais pas à un tel retournement de situation et à ces nombreux rebondissements. Oui, David Chauvel m’a une nouvelle fois agréablement surpris. Tout en s’emparant des codes de l’héroïc-fantasy, il a su mitonner un récit différent de ce que nous pouvons lire par ailleurs dans le genre.

Jérome Lereculey nous fait plaisir avec le travail réalisé dans ces pages. Accompagné par les couleurs sombres d’Araldi et Basset, il a su planter l’ambiance, l’angoisse nécessaire pour que le lecteur soit pris dans cette aventure, qu’il ressente ce que vivent les personnages. Il nous oppresse lors du passage dans la grotte.
Le talent du dessinateur explose aussi dans des pages assez impressionnantes comme cette charge des cavaliers à la lumière des torches. Là où Lereculey fait aussi du bon travail, c’est sur les personnages, humains comme orcs : leurs émotions s’ expriment facilement.

Wollodrïn s’achève en beauté avec cette deuxième partie. Peut être aurions nous aimé en lire plus. Mais nous ne pouvons pas dire que nous avons été déçus. Au contraire, l’œuvre est un excellent divertissement, un très bon récit d’aventures et une belle histoire.
David Chauvel et Jérome Lereculey donnent de nouvelles lettres de noblesse au genre héroic-fantasy. A découvrir !

 

Par BERTHOLD, le 5 septembre 2011

Publicité