TANÂTOS, tome 3
Le mystère du Lusitania

Février 1915. Pour prendre un avantage décisif dans le conflit mondial, les Alliés préparent une arme à la puissance jamais égalée jusque-là. Pour la finaliser, ils vont utiliser les connaissances d’un scientifique allemand, collaborateur d’Albert Einstein. Ce savant doit être exfiltré par les services secrets français.

Hélas, un grain de sable vient enrayer le projet. Les Anglais apprennent que Tanatos s’intéresse à la fameuse arme. Il convient, dès lors, de protéger le savant germanique. C’est le détective Victor qui est chargé de cette mission.

Par legoffe, le 1 janvier 2001

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Notre avis sur TANÂTOS #3 – Le mystère du Lusitania

Dans le précédent album, Tanatos contribuait au déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Notre « Fantomas diabolique », malgré ses exploits, veut toujours aller plus loin. Et il ne manque pas d’idées pour y parvenir. Enfin, les idées de Convard évidemment !

Le talentueux scénariste nous a concocté un moment d’Histoire très réussi, mêlant le vrai et le faux. Il a notamment choisi le naufrage du Lusitania pour ancrer cette fiction dans un cadre historique. Ce choix est d’autant plus subtil que le paquebot, torpillé le 7 mai 1915 par un sous-marins allemand, a réellement participé à l’effort de guerre en transportant des armes de manière officieuse. Il était aussi armé de douze canons. Malgré tout cela, le bateau restait officiellement en service pour des voyages transatlantiques. C’est ainsi que plus de 1000 civils mourront dans le naufrage. Cela aura d’ailleurs un impact fort sur l’opinion publique et contribuera à l’entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés des Alliés.

Didier Convard exploite tout cela de belle manière dans une ambiance de roman d’espionnage, sur fond de guerre mondiale. Il réinvente l’invention de l’arme nucléaire et nous fait craindre le pire. Car, les fidèles de la série le savent, Tanatos est un méchant qui réussi presque toujours ses coups. Voilà qui nous change de bien des séries !

Vous apprécierez d’autant plus ce récit qu’il s’agit d’une histoire complète (même si la dernière planche nous laisse déjà imaginer un tome 4 trépidant).

Pour ne rien gâcher, nous retrouvons les dessins splendides de Jean-Yves Delitte qui a été récemment auréolé du titre de « Peintre officiel de la Marine » comme le rappelle la page de garde. Voilà une belle reconnaissance pour un grand dessinateur de la BD française.

Par Legoffe, le 28 octobre 2008

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